Dans la ville d'Okuma, située à moins de 3km de la centrale de Fukushima, est toujours dans la zone interdite le 2 mars 2012.
Dans la ville d'Okuma, située à moins de 3km de la centrale de Fukushima, est toujours dans la zone interdite le 2 mars 2012. - Yoichi Hayashi/AP/SIPA

Audrey Chauvet

Deux ans après le tsunami qui a dévasté Fukushima, les évacués de la région ont l’intention de rappeler cet anniversaire au gouvernement japonais. 350 personnes évacuées de la région vont intenter une «class-action» pour obtenir des indemnisations de 50.000 yens (environ 400 euros) pour chaque mois durant lequel ils ont été évacués, rapporte l’AFP. Leurs avocats présenteront le dossier devant la cour de justice de Fukushima le 11 mars prochain, date anniversaire de la catastrophe.

«Retrouver Fukushima sans radiations»

Les plaignants devraient également poursuivre Tepco, l’opérateur de la centrale dévastée, afin d’obliger la société à prendre des mesures de réduction des radiations dans la région. «C’est une plainte pour retrouver Fukushima sans radiations et sans énergie nucléaire», a déclaré Izutaro Managi, un des avocats. «Le gouvernement a fait la promotion de l’énergie nucléaire et a été étroitement impliqué. Il était pleinement conscient du danger de perdre le contrôle après un tsunami mais a négligé de prévenir un tel événement.»

Après le tsunami, 160.000 personnes avaient été évacuées d’une zone d’une vingtaine de kilomètres autour de la centrale nucléaire de Fukushima-Daichii. Deux ans après, les opérations de décontamination se poursuivent mais les inquiétudes restent vives dans la population sur les niveaux de radioactivité encore présents dans les sols.