La pollution, liée notamment à la circulation, préoccupe 31,5% des sondés.
La pollution, liée notamment à la circulation, préoccupe 31,5% des sondés.

Avec Reuters

Les constructeurs automobiles européens profitent de failles dans les tests officiels pour exagérer les performances écologiques de leurs véhicules, selon une étude diligentée par la Commission européenne. Les conclusions de l'étude indiquent que les véhicules sont bien moins économiques et plus polluants que ne l'assurent les constructeurs.

Les simulations qui testent les nouveaux véhicules n'ont jamais reflété parfaitement leurs véritables performances. Mais le rapport mené par trois entreprises de conseil met en évidence que la «flexibilité» des résultats défavorise les clients, profite aux entreprises et compromet les objectifs environnementaux de l'Union européenne. «Honnêtement, les gens devraient s'indigner. Ca revient tout simplement à prendre l'argent de leur poche. L'industrie se surpasse dans cette affaire», a déclaré à Reuters une source à l'Union européenne.

Des méthodes biaisées

Selon l'étude, des techniques comme l'utilisation de pneus plus adhérents lors des tests, ou la conduite sur une surface bien plus lisse que dans la réalité ont pu être utilisées. Elles pourraient représenter le tiers de la baisse d'émission de dioxyde de carbone (CO2) constatée au sein de l'Union européenne entre 2002 et 2010 sur les modèles de voitures testés. Les émissions de CO2 étaient de 167,2 grammes par kilomètre (g/km) en 2002 et 140,4 g/km en 2010, soit une baisse moyenne totale des émissions de CO2 de 26,8 g/km.

L'étude attribue 9,1 g/km, près du tiers, aux méthodes employées lors des tests, plutôt qu'à des avancées technologiques. «Cela signifie que les véhicules ne délivrent pas à leurs utilisateurs les performances attendues en terme d'économie de carburant, ce qui mène à la désinformation des consommateurs», indique l'étude conduite par des cabinets néerlandais, britannique et américain;