La famille Hermès et la direction du groupe demandent à l'homme d'affaires Bernard Arnault, patron de LVMH, de se retirer du capital de la maison de luxe, spécialisée dans la maroquinerie et les foulards de soie, selon un entretien de Bertrand Puech et Patrick Thomas mercredi dans le Figaro.
La famille Hermès et la direction du groupe demandent à l'homme d'affaires Bernard Arnault, patron de LVMH, de se retirer du capital de la maison de luxe, spécialisée dans la maroquinerie et les foulards de soie, selon un entretien de Bertrand Puech et Patrick Thomas mercredi dans le Figaro.

Audrey Chauvet

Dans les magasins de luxe, il n’y a pas que les manteaux de fourrure qui hérissent le poil des écologistes. Il y a aussi le cuir, les grandes boîtes en carton et en papier, les produits chimiques utilisés pour fabriquer les vêtements… Dans la lignée de sa campagne Detox, qui a poussé des marques comme Zara ou Uniqlo à s’engager à bannir de leurs usines des produits polluants, Greenpeace lance «The fashion duel», une campagne pour «nettoyer» les magasins de luxe.

Valentino s’en sort bien

«Nous avons demandé à quinze marques de luxe de répondre à 25 questions sur leurs moyens de production, leurs politiques en matière de déforestation et de pollution toxique de l’eau, explique Greenpeace sur son site. Trois segments importants de leurs chaînes d'approvisionnement sont concernés: le cuir, le papier d'emballage et la production textile». Résultat, «les plus chics sont aussi ceux qui s'intéressent le moins à la durabilité de leurs produits», affirme Greenpeace: Chanel, Dolce&Gabbana, Hermès ou encore Prada écoppent d’un zéro de conduite, tandis que seule la maison Valentino s’en sort honorablement. «La société est engagée dans une politique Zéro Déforestation et est soucieuse de ses rejets chimiques. D'autres, comme Ferragamo ou Louis Vuitton se sont engagés partiellement. Nous voulons plus d'engagements. Nous voulons mieux», affirme Greenpeace. L’actrice italienne Valeria Golino a prêté son image au spot de la campagne, grâce à laquelle Greenpeace espère «changer la mode».