Les véhicules polluants bientôt bannis des centres-villes

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Publié le 7 février 2013.

POLLUTION - Cette mesure fait partie du «plan d'urgence pour la qualité de l'air» présenté mercredi soir par Delphine Batho...

Dehors les pollueurs. Le ministère de l’Ecologie a présenté mercredi soir une série de mesures visant à lutter contre la pollution de l’air dans les grandes agglomérations, parmi lesquelles l’interdiction d’entrée dans les centres-villes pour les véhicules les plus polluants. Ce n’est pas le retour des zones d’actions prioritaires pour l’air (Zapa) créées par le Grenelle de l’environnement, dont les tests qui devaient avoir lieu en 2012 ont échoué, ni celui la pastille verte, initiée par une loi du gouvernement Jospin en 1998, assure la ministre de l’Ecologie, mais bien «des techniques plus modernes» qui devraient permettre de réduire les pics de pollution aux particules fines pour lesquels la «France ne respecte pas la réglementation européenne», a rappelé Delphine Batho.

Les automobilistes déjà sur leurs gardes

Une étude doit être lancée pour trouver comment assurer que seuls les véhicules «vertueux» puissent entrer dans les villes. Selon le ministère de l'Écologie, huit millions de vieux véhicules contribuent aujourd’hui à environ 30% des émissions de particules. Quel niveau d’émission de particules sera accepté? Comment identifier ces véhicules? Tout cela est aujourd’hui dans les mains du Comité interministériel de la Qualité de l’Air (CIQA), qui devra ménager les automobilistes. Car déjà, les critiques qui avaient été adressées aux Zapa ou à la pastille verte refont surface: une mesure socialement injuste qui défavoriserait les plus modestes, ceux qui n’ont pas les moyens de remplacer leur vieille voiture par un véhicule moins polluant.

L’association 40 millions d’automobilistes estime ainsi qu’il serait plus judicieux de «mettre en place une politique d'incitation au renouvellement des véhicules par le biais d'une prime à l'achat d'une auto d'occasion plus récente et moins polluante»: «La solution aux émissions polluantes se trouve bien évidemment dans le renouvellement du parc automobile. Lorsque l'on veut encourager, on doit donner une prime. Toute solution de répression et de clivage social serait une erreur», juge Daniel Quéro, son président.

Mais il n’y a pas que la voiture dans la vie. Pour se déplacer dans les villes, le gouvernement a également inclus dans son plan le développement du covoiturage, des transports en commun, du vélo et de la marche. En 2011, douze millions de Français ont respiré un air dépassant le seuil annuel en particules fines PM10, qui peuvent avoir des effets nocifs pour la santé. 

Audrey Chauvet
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