Google Maps de Saint-Julien-aux-Bois (Corrèze).
Google Maps de Saint-Julien-aux-Bois (Corrèze). - 20minutes.fr

Corentin Chauvel

Une retraite gâchée. Un couple de Néerlandais va attaquer Areva en justice car leur maison de Saint-Julien-aux-Bois (Corrèze) a été construite avec des pierres issues d’une ancienne mine locale d’uranium appartenant au groupe industriel français, rapporte La Montagne ce vendredi.

C’est en 2003 que les retraités ont acheté leur maison avant de la rénover pendant cinq ans. Mais en 2011, trois ans après leur installation définitive, une analyse radiologique démontre que leur domicile est insalubre à cause du radon, un gaz radioactif. «Nos vies sont en danger. La seule solution est d’aérer les pièces cinq à six heures par jour. Mais, en hiver, lorsqu’il fait -5°C ou -10°C dehors, chauffer une maison qui doit être aérée en permanence est impossible», déplore auprès de La Montagne Kees Vander Sandt.

«On sait déjà que ce sera un chantier très cher»

Le Comité scientifique technique du bâtiment doit déterminer la semaine prochaine quels travaux sont nécessaires pour rendre leur maison plus habitable. Sauf que ces rénovations seront à la charge du couple, selon la préfecture de Corrèze. «On sait déjà que ce sera un chantier très cher pour une maison qui restera invendable», indique Kees Vander Sandt qui se dit déjà «ruiné» et dans l’incapacité de rentrer vivre aux Pays-Bas.

Si le couple de Néerlandais prévoit de poursuivre en justice l’ancien gestionnaire de la mine, Areva, pour avoir laissé des matières radioactives dans la nature, l’entreprise se décharge d’ores et déjà de toute responsabilité, explique La Montagne. Pour Areva, ce sont les entreprises qui ont construit la maison en récupérant les pierres de la mine de manière «sauvage» qui sont blâmables, d’autant plus que la carrière n’était plus en activité à l’époque.