Alsace: Un apiculteur met le miel bleu dans les mains de la justice

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Publié le 9 janvier 2013.

JUSTICE - Il demande une expertise pour évaluer les préjudices causés à ses ruches par l'usine de méthanisation voisine...

On ne saura jamais si le miel des ruches de Ribeauvillé (Haut-Rhin) a un arrière-goût de cacahuète, sa couleur bleue n’ayant pas permis sa commercialisation. En octobre dernier, des apiculteurs alsaciens avaient découvert cette étrange couleur dans leurs ruches, due à des déchets de confiseries entreposés à l’extérieur d’une usine de méthanisation dans lesquels les abeilles étaient allées butiner. Les Dernières nouvelles d’Alsace rapportent qu’un des apiculteurs a demandé une expertise judiciaire pour évaluer les préjudices subis.

«Fin février, début mars, on verra quelles ruches ont réchappé. Il faudra trouver des ruches de remplacement et s’adresser à un éleveur professionnel. Qui va payer tout ça?», s’inquiète André Rutschmann, propriétaire de trois douzaines de ruches à 500m de l’usine Agrivalor incriminée. «J’ai pris l’initiative de m’adresser à un avocat car les règlements à l’amiable ne donnent rien. Ça fait cinq mois que j’attends et rien ne bouge», déclare-t-il au quotidien régional. Selon lui, il faudra deux à trois ans pour «récupérer le cheptel».

A qui la faute?

L’avocat de l’apiculteur a précisé que «pour l’instant, nous n’attaquons personne et nous préférerions d’ailleurs à 100% éviter une action. Car en face, nous avons des géants, Agrivalor et Mars (les substances incriminées sont des résidus de M&M’s)». D’autant plus que les responsabilités pourraient être difficiles à établir: «Nous lançons une action pour qu’un expert évalue le préjudice. Les dégâts viennent-ils du fait qu’elles aient butiné ces substances-là, se sont-elles gavées, quel est le préjudice subi?», détaille l’avocat.

Les associations d’apiculteurs ont quant à elles préféré entamer des négociations à l’amiable avec les deux entreprises et se disent plutôt optimistes quant à la possibilité d’obtenir une indemnisation. Mais tous s’accordent à bannir le mot «miel» pour ce produit bleuté étrange qui a ruiné leur récolte de l’année.

A.Ch.
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