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Publié le 24 novembre 2012.

POLEMIQUE - Le projet d'aéroport dans la région nantaise divise les écologistes et le gouvernement...

C’est un «Ayrault-port» dont ils ne veulent pas. Bon nombre d’associations, riverains, agriculteurs ou militants environnementaux ne désarment pas contre le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, en Loire-Atlantique, alors que le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a répété ce mercredi que l’aéroport «se fera»

Un aéroport de plus ou de trop?

«La première raison pour laquelle nous sommes opposés à l’aéroport, c’est parce qu’il n’y en a pas besoin!» explique Dominique Fresneau, de l’Association citoyenne intercommunale des populations concernées par le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Acipa). «L’aéroport de Nantes Atlantique compte trois millions de passagers, alors que Gatwick (Angleterre) fait voyager 35 millions de passagers par an avec la même surface», poursuit l’opposant au second aéroport nantais. Pour France Nature Environnement (FNE), «le projet est surdimensionné, tablant sur une augmentation délirante de la fréquentation». Si le trafic s’est en effet intensifié ces dernières années à Nantes-Atlantique, c’est en grande partie à cause de l’arrivée des compagnies low-cost. «Mais le low-cost ne vient que si on l’aide par des subventions, et on ne sait pas combien la métropole nantaise leur donne», reproche Dominique Fresneau.

Même si l’on considère que le trafic de la métropole nantaise augmentera dans l’avenir, l’avion n’est pas la meilleure solution, pensent les opposants au projet. «Il y a des alternatives possibles, comme le train pour des longues distances», argue Dominique Fresneau. Si les Nantais ne partiront pas en vacances aux Maldives en TGV, l’impact écologique de l’avion ne semble pas compatible avec les objectifs de réduction des gaz à effet de serre européens. «Comment diviser par quatre nos émissions si on continue d’ajouter de nouveaux postes d’émissions les plus générateurs de CO2?» questionne FNE.

«Une bagarre pour avoir la plus grosse… ville»

Notre-Dame-des-Landes va également à l’encontre des engagements du Grenelle de l’environnement en termes de biodiversité, poursuivent les anti-aéroport. A l’heure où l’on parle de trames vertes et bleues et de lutte contre l’artificialisation des sols, Dominique Fresneau rappelle que l’aéroport «détruirait 1.650 hectares de bocage, dont certaines zones sont classées pour leur intérêt écologique». Adieu flûteau nageant, pédiculaire des marais, rainette arboricole et triton marbré? «Le fonctionnement même de l’infrastructure sera en outre source de nombreuses pollutions nouvelles liées à son exploitation (kérosène, trafic routier, dégivrant, bruit…)», ajoute FNE.

Pour Dominique Fresneau, le projet est incohérent avec une politique équilibrée d’aménagement du territoire et repose uniquement sur des ambitions locales. «Entre Bordeaux et Nantes, c’est une bagarre pour avoir la plus grosse… ville», ironise-t-il. «Il faut oser renoncer aux infrastructures nuisibles à l’environnement et pour lesquels le service rendu est douteux, déclare Bruno Genty, président de FNE. Voilà qui constituerait un signal fort de l’engagement de l’Etat pour la transition écologique, au-delà des discours

Audrey Chauvet
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