Nouvelle journée de mobilisation contre le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes

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Publié le 10 novembre 2012.

ENVIRONNEMENT - Deux manifestations étaient organisées samedi à Rennes et Paris, avant la grande journée d'action prévue la semaine prochaine...

Environ 500 personnes selon la police, 3.000 à 3.500 selon les organisateurs, ont manifesté samedi à Rennes contre le projet de transfert de l'aéroport de Nantes à Notre-Dame-des-Landes, réclamant le maintien des terres agricoles et dénonçant le bétonnage et un «projet obsolète».

«Non-sens complet sur le plan écologique et économique»

Parallèlement, une autre manifestation était organisée à Paris, à laquelle quelque 700 personnes, dont le sénateur écologiste Jean-Vincent Placé et le député vert Denis Beaupin, ont participé, selon la police.

«On est là parce qu'on pense que ce projet est un non-sens complet sur le plan écologique et économique», a déclaré Denis Beaupin.

«C'est un sujet de désaccord connu, acté entre nous et les socialistes», a-t-il poursuivi, assurant que cela ne remettait pas en cause la solidarité gouvernementale.

Ces deux manifestations étaient organisées avant un nouveau rassemblement, samedi prochain, à Notre-Dame-des-Landes.

A Rennes, tous les organisateurs ont d'ailleurs appelé à une «grande mobilisation» pour cette nouvelle action alors que sur le terrain se multiplient depuis mi-octobre des heurts entre opposants, certains occupant des fermes et des cabanes, et forces de l'ordre.

En début d'après-midi, certains manifestants, suivis d'une centaine d'agriculteurs au volant de leurs tracteurs, ont défilé dans le centre de la capitale bretonne et rejoint plusieurs centaines de personnes rassemblées sur le parvis de l'Hôtel de ville.

Des terres agricoles, pas du bithume

De nombreux manifestants portaient des tournesols, des drapeaux d'EELV, du Front de gauche ou du NPA notamment.

Symboliquement, de la terre a été déversée sur la place. «C'est de la terre qu'on veut, des gens qui peuvent en vivre, c'est pas du bitume, pas des avions», a commenté une oratrice, perchée sur la benne d'un tracteur.

«Halte au saccage du bocage», «La terre aux paysans», pouvait-on lire sur des banderoles accrochées sur des barrières ou sur des tracteurs. Mais aussi, comme à Paris, «Non à l'Ayraultport».

Porté par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, ancien maire de Nantes, le projet va couvrir «1.650 hectares, avec une surface à bitumer de 750 ha dans un premier temps», a assuré un organisateur.

Encourager la disparition de terres agricoles «par la création de cet aéroport est incohérent et irresponsable», a déclaré Gaëlle Rougier, conseillère régionale EELV à la région Bretagne, qui a fustigé la «destruction du bocage, de la lande, de la forêt et des zones humides».

Pour Patrick Anne, un porte-parole du Collectif 35 contre Notre-Dame-des-Landes, le projet est «inacceptable» dans la mesure où «il y a déjà un aéroport à Nantes, un à Rennes, un à Angers, un à Saint-Nazaire».

Appelant à «être nombreux" samedi prochain, Marie et Camille, qui vivent sur place, ont assuré que "tant que nous sommes là, ni les travaux, ni la destruction de la forêt ne pourront commencer».

«Vinci dégage», ont aussi scandé des manifestants. La concession du projet, qui a vocation à remplacer l'actuel aéroport de Nantes en 2017, a été attribuée à ce groupe dans le cadre d'un partenariat public-privé.

Le projet est défendu par l'UMP et le PS majoritaire dans les collectivités locales concernées. S'y opposent, outre des agriculteurs et propriétaires qui refusent leur expropriation, des jeunes occupants anti-capitalistes, EELV, le Modem ou le Parti de gauche.

Avec AFP
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