Le groupe agrochimique américain Monsanto a révisé nettement à la hausse ses objectifs de résultats pour 2008, grâce à ses semences génétiquement modifiées et aux herbicides, et s'est dit en avance sur son plan stratégique à objectif 2012, selon un communiqué publié mardi.
Le groupe agrochimique américain Monsanto a révisé nettement à la hausse ses objectifs de résultats pour 2008, grâce à ses semences génétiquement modifiées et aux herbicides, et s'est dit en avance sur son plan stratégique à objectif 2012, selon un communiqué publié mardi. - Scott Olson AFP/GETTY IMAGES

Audrey Chauvet

L’étude Séralini sur la toxicité du maïs OGM n’a pas fini de faire des vagues. Contestée par de nombreuses instances scientifiques, elle reçoit néanmoins ce dimanche le soutien de trois anciennes ministres de l’Environnement : Ségolène Royal (PS), Dominique Voynet (EELV) et Corinne Lepage (Cap21) co-signent une tribune, révélée en exclusivité par 20 Minutes, pour demander la révision des études qui ont permis la mise sur le marché du maïs OGM NK603.

>> Voir l'interview de Corinne Lepage, par ici

Pour une réévaluation du NK603

«Nous, anciennes ministres de l’environnement, avons pris connaissance de la polémique née de l’étude du professeur Séralini. Nous nous réjouissons de la volonté exprimée par le gouvernement, dans la ligne de la décision du conseil des ministres de l’environnement de l’UE de 2008, de remettre à plat les systèmes d’évaluation des OGM et des pesticides et d’exiger des tests de toxicité à long terme, donc sur vie entière de l’animal.

Il est également indispensable que soient rendues publiques toutes les études existantes sur l’impact des OGM sur la santé ainsi que les données brutes (c’est -à- dire les résultats des analyses et des mesures) pour qu’un véritable débat scientifique puisse s’ouvrir au sein de la communauté scientifique dans son ensemble.

En attendant que soient réalisées les nouvelles études et afin de s’assurer de la protection de la santé humaine, en l’absence de mesure de suspension du NK603 et du round up, nous demandons que soient revues, comme le permettent les textes communautaires et nationaux, les études qui ont permis l’autorisation de mise sur le marché du NK603 et du round up. Il nous apparait en effet indispensable que la lecture critique qui a été faite des résultats statistiques de l’étude Séralini soit appliquée à ces études pour s’assurer de leur fiabilité statistique dans la mesure où elles reposent sur un nombre de rats par groupe comparable. Nous souhaitons que cette analyse puisse être faite par des experts choisis pour leur absence de conflits d ‘intérêt et qui n’auraient pas eu précédemment à se prononcer sur l’un ou l’autre de ces produits.

 

Nous tenons à rappeler notre attachement au principe de précaution qui doit l’emporter sur la présomption de non toxicité de ces produits.»

Corinne Lepage
Ancienne ministre de l'Environnement
Deputée européenne

Ségolène Royal
Ancienne ministre de l'Environnement
Présidente de la Région Poitou Charentes

Dominique Voynet
Ancienne ministre de l'Environnement
Maire de Montreuil