Miss France, Delphine Wespiser: «En entendant son nom, un stress descend, un autre monte»

PEOPLE Delphine Wespiser, Miss Alsace, a été élue Miss France samedi soir à Brest...

A Brest, Charlotte Pudlowski

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Miss Alsace, Delphine  Wespiser, a été élue Miss France 2012 le 3 décembre 2011.

Miss Alsace, Delphine  Wespiser, a été élue Miss France 2012 le 3 décembre 2011. — DAMIEN MEYER / AFP

Pas une larme, Delphine Wespiser. Miss Alsace, désormais Miss France 2012, élue samedi soir, l’a été dans la plus grande surprise. Les jeux étaient serrés, les favorites nombreuses. «Les cinq finalistes choisies par le public [Alsace, Pays de Loire, Réunion, Provence et Côte d’Azur] étaient nos préférées aussi, a déclaré le «président à vie» Alain Delon, mais dans un ordre différent». Il ne dira pas lequel, mais ce n’est plus utile. Miss Alsace a réuni 32,3% des votes, contre 31,6 pour Pays de Loire, 23,5% pour Réunion.

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Dans une robe orange qui jurait franchement avec ses cheveux rouge, la jeune femme de 19 ans s’est présentée à la presse en toute simplicité. «En entendant son nom, un stress descend, un autre monte… Je suis très heureuse d’être parmi vous, a-t-elle annoncé à la presse. Cela veut dire que j’ai emmené l’Alsace vers ce titre. Mais ce n’est pas qu’une fierté régionale. J’espère que tous les Français seront fiers de moi».

Sera-t-elle la Miss engagée que Francis Huster avait rêvée? «Je suis engagée, je l’ai montré. D’abord je suis engagée dans la défense des animaux. C’est un combat très important pour moi. Il y a des gestes anodins à défendre: ne pas abandonner les bêtes pendant les périodes de vacances». Curieux discours de victoire - sans doute en accord avec ses premiers mots d’élue: «Appelez le 36 - 37» (Gad Elmaleh l'avait demandé)

Et puis elle a poursuivi… «Je suis membre des dons du sang. On sait à quel point c’est important». Elle se préoccupe aussi des personnes âgées, des handicapés… Et de l’Alsace. «J’espère par cette notoriété, inciter les jeunes à s’intéresser à leurs régions, à leurs langues régionales». Décalé, au moment où l’Europe menace de se déliter? Cette étudiante en management international (entre la France l’Allemagne et la Suisse, une formation de trois an et demi déjà interrompue) a lancé quelques mots en alsacien à son grand-père, assis dans la salle, les larmes aux yeux. Aux journalistes qui faisaient des yeux ronds elle a traduit – elle sans larme, toujours: «J’ai dit que j’étais très heureuse qu’il soit là pour assister à ma victoire».

Puis elle a égrené ses qualités: «je suis quelqu’un de très entier, de très déterminé». Ses défauts? Les mêmes. Comme si elle était déjà rôdée à l’auto-promo. Enfin elle a redit qu’elle était heureuse, qu’elle n’avait pas peur, qu’elle n’avait qu’une hâte, d’être demain, après-demain…

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