Procès du médecin de Michael Jackson: Le jury va entamer ses délibérations

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Publié le 4 novembre 2011.

JUSTICE - S'il est déclaré coupable, Conrad Murray risque jusqu'à quatre ans de prison...

Pendant plus de trois heures, il a répété une vingtaine de fois les mots «négligence criminelle». Dans son réquisitoire, jeudi à Los Angeles, le procureur David Walgren a demandé aux douze membres du jury de déclarer Conrad Murray «coupable». De quoi? D'avoir causé la mort de Michael Jackson par une série de «graves négligences» et de «manquements» à sa mission de médecin.

Le procureur a défendu deux thèses. La première: pour aider la pop star à dormir, Conrad Murray aurait injecté une surdose de Propofol, un puissant anesthésiant en général utilisé uniquement dans les hôpitaux, sous constante surveillance. La seconde: même si l'on considère que Michael Jackson a pu, lui-même, s'injecter une dose supplémentaire du produit en l'absence du médecin, ce dernier est malgré tout responsable car il n'aurait pas dû laisser le chanteur seul.

«Les preuves sont extrêmement claires (et montrent) que Conrad Murray a fait preuve d'une négligence criminelle, que Conrad Murray a privé Prince, Paris et Blanket de leur père», a déclaré David Walgren au jury du tribunal de Los Angeles. «Michael Jackson a payé de sa vie» la négligence de Murray, a-t-il poursuivi devant les parents du chanteur décédé à l'âge de 50 ans.

La défense contrattaque

La star a été retrouvée morte le 25 juin 2009, victime des effets conjugués d'une surdose de propofol, un puissant anesthésiant, et de la prise de sédatifs. Le docteur Murray, qui risque jusqu'à quatre ans de prison s'il est reconnu coupable, a admis avoir donné à Mickael Jackson du propofol et deux injections de lorazepam.

Mardi, le médecin a refusé de témoigner et d'expliquer pourquoi il avait mis une vingtaine de minutes pour appeler les secours et avait omis de leur signaler qu'il traitait Jackson avec du Propofol. Selon son avocat, il était «trop occupé à essayer de réanimer» le chanteur.

Jeudi, Ed Chefnoff a tenté de semer le doute dans l'esprit du jury. Il a rappelé qu'un des experts convoqués par la défense a affirmé qu'il était «possible» que le chanteur se soit lui-même injecté du Propofol. Surtout, l'avocat a joué sur la dimension médiatique du procès. «Soyons honnête, si la victime était n'importe qui d'autre que Michael Jackson, en serions-nous ici?» Et de marteler: «Ils (le procureur, ndr) veulent condamner Conrad Murray pour les actions de Michael Jackson.»

Vendredi matin, le jury va s'isoler dans une salle pour entamer ses délibérations. Le juge leur a rappelé que seul un verdict à l'unanimité permettait de déclaré un accusé coupable. Selon les experts, la phase de délibération pourrait durer entre quelques heures et plusieurs jours.

P.B. avec Reuters
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