Comment avez-vous appris votre mort?
C’est Christophe Carron, rédacteur en chef de Voici.fr qui m’a téléphoné, pour me demander si j’étais bien en vie… Et puis tout le monde m’a appelé ensuite, des amis, des collègues, ma famille, pour savoir si j’allais bien. Moi je suis à Monte-Carlo pour le festival de télévision, je suis bien vivant...
L’incident vous a fait rire?
Au début oui, ça m’a fait rire. Mais en fait je finis par trouver ça scandaleux. Tout le monde m’appelle pour savoir comment je vais, d’Alain Delon à Isabelle Adjani, et tout le monde s’inquiète, tout le monde est au courant. J’ai le sens de l’humour, qu’on se moque des personnes publiques, je trouve ça normal, et ça n’engage que nous. Quand on les déclare morts, ça engage les proches, ça peut leur faire du mal. C’est aberrant, ça m’énerve. S’il n’y avait pas d’anonymat possible sur Internet, ça n’arriverait pas. Ca relance le débat sur l’anonymat.
Vous êtes pour une levée de l’anonymat sur le Web, comme le sénateur Jean-Louis Masson?
Je trouve qu’il le dit mal, de façon maladroite, mais oui, je suis pour une levée de l’anonymat sur Internet. Les gens doivent assumer leurs propos. Moi j’ai toujours assumé tout ce que j’ai dit, je ne vois pas pourquoi les gens devraient prendre des pseudos et raconter n’importe quoi.
Il s’agissait plutôt d’une blague, qui a pris beaucoup trop vite. L’utilisateur en question a dit «tester la naïveté» des internautes…
S’il testait la naïveté, je dis bravo, il a drôlement bien réussi. Mais s’il n’avait pas été anonyme, ça aurait permis de désamorcer la blague beaucoup plus vite, et de ne faire de mal à personne.