JUSTICE - Et demande la désignation d'un collège d'experts pour déterminer d'éventuelles responsabilités médicales dans l'état de santé du chanteur...
Le tribunal de grande instance de Paris a examiné, ce lundi, à huis clos la demande d'expertise médicale de Johnny Hallyday, mais ne rendra sa décision que le 28 décembre.
Une expertise permettrait de déterminer d'éventuelles responsabilités médicales dans l'état de santé du chanteur actuellement hospitalisé aux Etats-Unis.
Après quelques minutes d'audience publique, le juge des référés, Catherine Cosson, a accédé à la demande de l'avocate du chanteur, Virginie Lapp, et a prononcé le huis clos. Les journalistes ont alors quitté la salle.
Le huis clos pour respecter la vie privée
«
Johnny Hallyday estime que les soins et les actes médicaux qui lui ont été prodigués (...) pourraient ne pas avoir été conformes aux données actuelles de la science,
aux règles de l'art chirurgical et qu'il existe, à tout le moins une suspicion d'erreur, d'imprudence, de manque de précautions nécessaires et de maladresse, voire de défaillance fautive», a expliqué Me Virginie Lapp. «Comme tous les patients, [Johnny] a confié son corps et son âme à un chirurgien et à une clinique qui sont des professionnels. Et ça implique qu’on a le droit de s’interroger»,
a-t-elle enchéri sur Europe 1. «Depuis que je suis passé entre ses mains, ma vie a douloureusement basculé, a écrit Johnny dans une lettre signée de sa main et transmise aux juges. J'ai frôlé et côtoyé la mort».
Elle a ensuite demandé le huis clos dans la mesure où seront «évoqués des éléments personnels, liés à ce qu'il y a de plus intime: la santé». «Le statut de Johnny Hallyday implique un droit à l'information», a concédé l'avocate, «par contre, a-t-elle ajouté, les détails personnels, techniques et les éléments d'ordre médical, ne relèvent pas, à ce stade, d'un débat public».
Delajoux «jeté en pâture»
L'un des avocats
du docteur Stéphane Delajoux, qui a opéré Johnny Hallyday le 26 novembre à Paris d'une hernie discale, a, lui, regretté cette demande de huis clos «quelque peu caricaturale» dans un dossier où l'on a jeté le
Dr Delajoux «en pâture à l'opinion publique».
«Nous demandons à être transparents», a-t-il ponctué, d'autant que «ces débats ne touchent en rien à la vie privée du demandeur». A l'issue de l'audience, à la mi-journée, la juge Cosson devrait mettre sa décision en délibéré à une date très rapprochée.
Via leur avocate, Johnny Hallyday et son épouse Laeticia demandent à la justice de «procéder à la désignation d'un collège d'experts» composé d'au moins un neurochirurgien et un infectiologue, afin de «procéder à l'examen médical de Jean-Philippe Smet, dit Johnny Hallyday».
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