SANTE - L'entourage du chanteur minimise l'intervention qu'il a subie, mais le doute plane...
Alors qu'on pensait que son infection
n'était qu'un vilain souvenir, Johnny Hallyday a dû
repasser au bloc opératoire dans la nuit de mercredi à jeudi. Un retournement de situation qui alimente le flou qui entoure l'état de santé réel du chanteur après l'épisode du «
petit cancer du colon» dont celui-ci a reconnu avoir été opéré après l'avoir nié dans un premier temps.
«Une infection qui touche le disque et bouffe les vertèbres»
Cette fois, ce sont des «lésions résultantes de l'opération» de la hernie discale réalisée le 26 novembre à Paris qui ont «nécessité une opération réparatrice». Les chirurgiens ont dû
«nettoyer» sa cicatrice infectée, selon RTL. Un scénario qui laisse dubitatif le Dr Jackie Vidal, neurochirugien au CHRU de Limoges.
«Johnny Hallyday semblait souffrir comme un chien dans l'avion», au point qu'il a été transporté en chaise roulante, note le spécialiste, contacté par 20minutes.fr. Or selon lui, «ce type d'infection est indolore». Plus douloureux, en revanche, est la spondylodiscite, «une infection qui touche le disque et bouffe les vertèbres», décrit Jackie Vidal.
Complications
Si la douleur est différente, les conséquences non plus ne sont pas les mêmes. «Pour une cicatrice infectée, c'est réglé en une semaine d'antibiotiques en perfusions», assure le Dr Vidal. Mais pour une spondylodiscite, c'est plus d'un mois d'antibiotiques et de repos». Ce qui menacerait la reprise de la tournée du chanteur, prévue le 8 janvier.
«Dans tous les cas, c'est à prendre très au sérieux», prévient le neurochirurgien. Une infection négligée peut en effet avoir de graves conséquences. Et notamment
la septicémie, infection généralisée de l'organisme pouvant évoluer jusqu'au choc septique qui
a foudroyé Guillaume Depardieu en octobre 2008.
Plus un jeune homme
Sans envisager le pire, une infection pourrait avoir la mauvaise idée d'aller se greffer sur les
prothèses de hanche dont le chanteur est porteur. Un
tel cas de figure nécessiterait deux interventions chirurgicales, six semaines d'antibiothérapie intraveineuse et une longue hospitalisation. «Le phénomène est assez rare», tempère cependant Jackie Vidal.
Sans avoir d'informations sur le sujet, le neurochirurgien évoque plutôt la possibilité d'une infection de la cicatrice doublée d'une «lombalgie aigüe» liée au voyage en avion. Ses médecins avaient d'aillleurs tenté de dissuader l'idole des jeunes d'embraquer si tôt après l'intervention. D'autant que, comme le rappelle Jackie Vidal, à 66 ans, «il n'est plus tout jeune, Johnny!»
Julien Ménielle