La justice suisse approuve la libération de Roman Polanski

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Publié le 25 novembre 2009.

PEOPLE - Deux mois après son arrestation, le réalisateur va pouvoir sortir de prison...

Roman Polanski est (presque) libre. Le Tribunal pénal fédéral (TPF) suisse a accepté mercredi le recours du cinéaste contre son maintien en détention, en attente de son extradition vers les Etats-Unis.

Caution


Deux mois après son arrestation, Roman Polanski pourrait donc rapidement sortir de prison. A condition de verser une caution de 4,5 millions de francs suisses (3 millions d'euros), souligne le site du quotidien Le Matin. On ignore si cette somme est celle qui avait été proposée début novembre par les avocats du cinéaste. Me Hervé Temime évoquait alors une somme «très significative, tant en valeur absolue qu'en valeur relative par rapport à la fortune de Roman Polanski.»

L'un des avocats français du réalisateur, Me Georges Kiejman, s'est déclaré «très heureux». «Cela me paraît naturel, et c’est un grand bonheur», a-t-il ajouté. Selon l'avocat, Roman Polanski «va justifier du montant de la caution demandée par la justice suisse, et il sera apparemment assigné à résidence à Gstaad, où il a un chalet».

Nouvelle fuite?

Roman Polanski avait demandé sa mise en liberté provisoire dès la fin du mois d'octobre. Il avait alors essuyé un refus. Le ministère de la justice suisse s'y était opposé, craignant une nouvelle fuite du réalisateur alors qu'il doit prochainement être extradé vers les Etats-Unis pour y être jugé au sujet d'une affaire de viol sur mineure de 13 ans remontant à 1977. Et le comportement de Roman Polanski n'a rien d'un gage. Depuis son arrestation, le cinéaste et ses avocats ont prévenu à plusieurs reprises (ici et ) qu'ils s'opposeraient à une extradition.

Selon le TPF, le cinéaste ne peux pas fuir. «La cour a jugé que la caution offerte par le recourant, combinée à d'autres mesures telles que le dépôt des documents d'identité et l'assignation à résidence sous contrôle électronique devait être considérée comme propre à parer le risque de fuite» a-t-il estimé dans son arrêt publié mercredi.

Relaxe

Ces arguments ont convaincu en haut lieu. La ministre suisse de la Justice, Eveline Widmer-Schlumpf, a déclaré mercredi qu'elle «ne voit pas de raison» de s'opposer à la libération du cinéaste. «Le Tribunal pénal fédéral a pris sa décision en connaissance de cause (...) et en est venu à la conclusion qu'il n'y a pas de risque de fuite si M. Polanski attend la décision sur son extradition à Gstaad et non en prison», a-t-elle fait valoir.

Son ministère avait 10 jours pour déposer un recours contre la décision du Tribunal pénal fédéral auprès du Tribunal fédéral (de Lausanne, la plus haute instance judiciaire suisse, ndlr).

En attendant, l'audience du 10 décembre prochain à Los Angeles est maintenue. Elle devra décider de la suite à donner aux poursuites contre Roman Polanski. Selon des sources judiciaires américaines, les avocats du réalisateur franco-polonais, âgé de 76 ans, ont l'intention de réclamer la relaxe de leur client.
Sandrine Cochard
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