PEOPLE - Le cinéaste reste en prison...
Mauvaise nouvelle pour Roman Polanski. Le Tribunal pénal fédéral de Bellinzone (sud) a rejeté mardi sa demande de mise en liberté provisoire. Dans un communiqué, le Tribunal «qualifie le risque de fuite d'élevé, compte tenu des motivations et des moyens» du cinéaste. «Entre la Suisse et les Etats Unis, on est mal barré. En Suisse, il n'y a même pas une audience publique. Roman n'a même pas la possibilité de s'expliquer. Vous vous rendez compte...», a réagi à la volée sona vocat Hervé Témime, présent au procès Clearstream.
Roman Polanski a déjà fui des Etats-Unis il y a plus de 30 ans pour échapper une procédure ouverte en 1977 pour des «relations sexuelles illégales» avec une adolescente alors âgée de 13 ans.
Ultime recours
Roman Polanski, détenu en Suisse
depuis plus de trois semaines sur mandat américain, reste donc en prison. Mais ses avocats, qui avaient
déposé un recours le 29 septembre contre le «mandat d'arrêt en vue
d'extradition» assorti d'une demande de mise en liberté provisoire, n'ont pas dit leur dernier mot.
Ils ont d'ores et déjà annoncé qu'ils allaient déposer un dernier recours auprès de la plus haute instance juridique helvétique, le Tribunal fédéral basé à Lausanne.
«Nous allons essayer d'apporter des garanties encore plus fortes et mieux adaptées, nous allons tenter de démontrer qu'il n'y aurait aucun risque à ordonner la mise en liberté de Roman Polanski», a assuré dans un premier temps son avocat,
Me Hervé Temime. Selon nos confrères de
20minutes.ch (en Suisse), le tribunal pourrait opter pour le bracelet électronique au lieu de la détention dans cette affaire.
Hôpital
Me Temime a encore indiqué ne pas savoir si Roman Polanski était sorti de l'hôpital
où il a subi des examens médicaux. «Je crois que oui, mais je n'en suis pas sûr à 100%», a-t-il dit. Selon le tabloïd Blick, le cinéaste a été hospitalisé vendredi à l'hôpital universitaire de Zurich (centre) pour une maladie antérieure à son arrestation en Suisse.
Avec agence