Quand la Suisse essaie de justifier l'arrestation de Polanski

47 contributions
Publié le 4 octobre 2009.

PEOPLE - La ministre de la Justice estime que son cas devrait être statué rapidement...

La justice suisse devrait statuer «rapidement» sur une éventuelle libération du cinéaste Roman Polanski, arrêté il y huit jours à l'aéroport de Zurich sur mandat américain, assure la ministre helvétique de la Justice dans la presse dimanche.

Polanski, 76 ans, Oscar du meilleur réalisateur (2003) et Palme d'Or à Cannes (2002) pour «Le Pianiste», est recherché par la justice américaine après une procédure ouverte en 1977 pour des «relations sexuelles illégales» avec une adolescente alors âgée de 13 ans. Il aurait conclu un accord financier avec sa victime.

Demande de remise en liberté


Ayant refusé lundi par l'intermédiaire de son avocat une extradition vers les Etats-Unis par une procédure simplifiée, ses avocats ont déposé une demande de mise en liberté, que le Tribunal pénal fédéral de Bellinzone (sud de la Suisse), chargé de l'affaire, est en train d'examiner.

>> Retrouvez tous nos articles sur l'affaire Polanski par ici

«Le tribunal décidera» si le cinéaste franco-polonais doit rester pour l'ensemble de la procédure en prison, déclare la ministre de la Justice, ajoutant que la détention était «la règle» dans des cas de demande d'extradition. «Une mise en liberté ne se justifie qu'exceptionnellement», précise-t-elle.

Justification de la Suisse

Alors que de nombreuses questions se posent sur cette arrestation, la ministre a tenté de la justifier: «S'il vient en Suisse, nous sommes obligés en tant que pays partenaire des Etats-Unis de procéder à son arrestation». Roman Polanski qui possède un chalet à Gstaad, se rendait régulièrement dans la Confédération. Selon la ministre, il devait aussi s'attendre dans le passé à être arrêté. Mais le ministère de la Justice n'avait jusqu'à présent jamais été informé à temps de sa présence, assure la ministre.

Dans une interview au journal NZZ am Sonntag, la ministre des Affaires étrangères Micheline Calmy-Rey juge «absurdes» les allégations selon lesquelles la Suisse s'est pliée à la demande des Etats-Unis, avec qui les relations étaient tendues en raison des attaques contre le secret bancaire.
Avec agence
Mots-clés
Emploi

En partenariat avec Monster.fr

  • Trouvez le poste qui vous convient

    Retrouvez les dernières offres d'emploi sur toute la France et dans tous les secteurs avec 20minutes.fr et Monster.fr

publicité
publicité
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr