Michael Jackson, lors de sa tournée mondiale «HIStory world tour», à Vienne en juillet 1997.
Michael Jackson, lors de sa tournée mondiale «HIStory world tour», à Vienne en juillet 1997. - Leonhard Foeger / REUTERS

B.D.

Sans le cocktail de Propofol et d’anesthésiants injectés par le Dr Murray le 25 juin dernier au petit matin, Michael Jackson aurait pu vivre encore longtemps. C’est ce qui ressort de la copie du rapport d’autopsie, pratiquée au bureau du médecin légiste de Los Angeles par les docteurs Sathyavagiswaran et Rogers, que s’est procurée l’Associated Press.
 
Le King of pop avait quelques problèmes de santé classiques pour un cinquantenaire, comme de l’arthrite dans le bas de la colonne vertébrale et dans les mains, ou encore une inflammation chronique des poumons. Cependant, ces quelques problèmes de santé n’étaient pas assez sérieux pour entraîner la mort. Le rapport indique que son cœur, ses reins et ses autres organes fonctionnaient normalement, et que le chanteur pesait un poids normal.
 
Tatouages cosmétiques et calvitie

Côté cosmétique, Michael Jackson avait plusieurs tatouages permanents autour des yeux, sur les sourcils et autour de la bouche. Le devant de son crâne était également tatoué, peut-être pour camoufler un début de calvitie. Son corps comportait également de nombreuses cicatrices, la plupart étant des signes de chirurgie plastique, situées derrière chacune de ses oreilles, de chaque côté de ses narines, et à la base de son cou.
 
Les seules substances qui ont été retrouvées dans l’organisme de la star sont le fameux Propofol, trois sédatifs de type benzodiazépine, ainsi que de la lidocaïne et de l’éphédrine, ces deux derniers médicaments ayant probablement été utilisés à l’hôpital universitaire de Los Angeles pour le réanimer.
 
Ces résultats prive le Dr Conrad Murray d’un système de défense. Le médecin ne peut plus plaider que son patient lui avait caché des maladies préexistantes, qui auraient pu s’aggraver et mener au décès avec les médicaments qu’il lui avait prescrits.