Brad Pitt, candidat malgré lui à la mairie de la Nouvelle-Orléans

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Publié le 17 août 2009.

PEOPOLITIQUE - Et si l'acteur faisait de la politique? Il a beau s'en défendre, il a le profil pour suivre l'exemple de Ronald Reagan, ancien acteur devenu président des Etats-Unis de 1981 à 1989, ou d'Arnold Schwarzenegger, lui aussi acteur avant de devenir gouverneur de Californie...

Depuis plusieurs mois, en Louisiane, des militants arborent des tee-shirts «Brad Pitt for mayor». Ils souhaitent que l’acteur se présente à l’élection municipale de la Nouvelle-Orléans, qui commence le 6 février 2010.

A l’origine de cette histoire, la blague d’un professeur d’histoire de l’art de la région, qui poste sur Internet une liste de 13 raisons, plus ou moins loufoques, pour lesquelles l’acteur devrait être maire de la ville. Puis, un vendeur voit la liste et créé des tee-shirts avec ce slogan, «Brad Pitt for mayor». Les médias reprennent l’histoire, et la blague potache devient un mouvement militant qui compte de plus en plus d’aficionados - plus de 550 à l’heure où l’on publie cet article. De fait, Brad Pitt a des qualités qui pourrait en faire un maire crédible.

Une popularité infaillible

Selon le présentateur Bill Maher, l’acteur compte parmi ces rares personnes qui peuvent «battre une nonne à mort sur un tas de chiots morts» tout en conservant l’affection des Américains.

Une fortune déjà faite

C’est un acteur et producteur célèbre. Comme l’affirme la liste des 13 raisons citée ci-dessus, il est déjà célèbre et a déjà fait fortune. Il ne sera donc pas maire pour lui, mais pour la ville. Un argument fort à la Nouvelle-Orléans, où la corruption est endémique.

Un homme qui a expié ses péchés

On le prétend alcoolique, et fin connaisseur de la technique de roulage de joints. Mais il a tout arrêté pour ses enfants: Maddox (7 ans), Pax (5 ans), Zahara (4 ans), Shiloh (3 ans), et les jumeaux Knox et Vivienne (1 an). En mai dernier, il aurait suivi une cure de désintoxication, et il a avoué samedi à Bill Maher qu’il ne fumait plus de marijuana depuis qu’il était devenu père: «Je suis un papa maintenant. Je veux être alerte et je ne voyais plus clair quand je fumais de l’herbe.» Le genre de confession-rédemption qu’adorent les Américains.

Un fort capital sympathie sur place

L’acteur est très attaché à sa ville d’adoption: il possède une maison à Nouvelle-Orléans, et dit apprécier y séjourner le plus souvent possible. Depuis décembre 2006, il aide à reconstruire les maisons des résidents les plus pauvres détruites pas l’ouragan Katrina, via la fondation «Make It Right».

Brad Pitt souhaite que la fondation finance la reconstruction de quelque 150 maisons «vertes» à un prix abordable d’ici à la fin 2010. Cependant, il ne se berce pas d’illusions: «Il y a eu 4.000 maisons détruites dans ce quartier. Nous ne faisons qu’égratigner la surface», explique-t-il dans cette interview.

Pourtant, Brad Pitt l’a assuré, il ne se présentera pas: «Je n’ai pas une seule chance. Si je me présentais, je militerais en faveur du mariage gay, de la légalisation de la marijuana et de la taxation des ventes, et pour moins de religion.» Effectivement, dans le Sud américain, ce n’est pas le meilleur programme qui soit. Et d’ajouter: «La politique, ce n’est pas ce que je fais de mieux.»
Bérénice Dubuc
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