Susan Boyle, la nouvelle coqueluche des Britanniques

BUZZ Au Royaume-Uni, cette femme de 47 ans est devenue une star en participant à l'émission «Britain got talent», équivalent de notre «Incroyable talent»....

Sandrine Cochard

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Quand l’Ecosse profonde donne une leçon d’humilité et de respect à la télévision britannique, cela donne une vidéo buzz incontournable. Susan Boyle, modeste candidate écossaise de 47 ans, est devenue une star outre-Manche en participant à l’émission «Britain got talent», équivalent de notre «Incroyable talent».
 
«ETC»

 
Le principe de l’émission est connu: il s’agit de prouver au jury que l’on possède un talent «incroyable» en se donnant en spectacle devant un public. Un show à mi-chemin entre la foire et un dîner de cons télévisuel où la moquerie est facile et les critiques, acerbes. D’autant que le jury britannique compte dans ses rangs le redoutable Simon Cowell, dont les piques ont fait la joie des amateurs de «Pop Idol» («Nouvelle Star»), autre émission de télécrochet.
 
Lorsque Susan Boyle s’avance sur la scène, on sent que le jury va se lâcher. Il faut dire que l’apprentie chanteuse détonne. Avec sa robe «habit du dimanche», son physique de bûcheronne, son âge et son manque de sex-appeal (elle avoue d’ailleurs n’avoir jamais eu de rendez-vous galant ni même avoir été embrassée), elle a tout l’air d’une «ETC» comme dirait André Manoukian, une «erreur terrible de casting». Pourtant, Susan ne se laisse pas impressionner par les ricanements qui fusent du public et les mines circonspectes des jurés.
 
Phénomène
 
La candidate entonne alors «I dreamt a dream» de la comédie musicale «Les Misérables». Une interprétation qui laisse public et jury sans voix. Susan suscite un tel enthousiasme qu’elle reçoit une longue standing ovation et arrache une larme à un membre du jury. Et remporte haut la main la palme de la révélation.
 


Susan Boyle - 47-letnia śpiewaczka z brytyjskiej wersji "Mam
envoyé par luloczek

La vidéo de sa prestation est visionnée 2.485.245 fois en 72 heures, selon le site du «Telegraph». Les journaux britanniques ne parlent que d’elle - «la véritable beauté est toujours intérieure», résume «The Herald» - et sa réputation dépasse rapidement les frontières du Royaume-Uni. Le célèbre blogueur américain Perez Hilton, le site du «New York Daily News» et celui du magazine «Wired» ainsi que le site Twitter en font leur nouvelle star. Et la nôtre.

 

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