Générique de fin pour Jade Goody

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Publié le 22 mars 2009.

PORTRAIT – Elle est morte dans la nuit de samedi à dimanche. Portrait d'une femme calibrée par et pour les médias...

C’est fini pour Jade Goody. L’ex-candidate du «Big Brother» britannique a succombé à son cancer, dans la nuit du samedi au dimanche 22 mars. Elle allait avoir 28 ans le 5 juin prochain. Une fin foudroyante, conforme à ce que les médecins lui avaient prédit en février, lui annonçant qu’elle n’avait plus que quelques semaines à vivre.

Jusqu’à son dernier souffle, Jade Goody avait réglé la focale au millimètre près, mettant sa maladie et sa vie sous l’œil des médias. Et monnayant chacune de ses apparitions - les photos de son mariage, celles de sa chimio, celles de son hospitalisation, etc. Résultat: sa fortune est estimée à plusieurs millions d’euros. De quoi offrir à ses deux enfants, Bobby, 5 ans, et Freddy, 4 ans, un avenir serein, sans drogue ni misère, a expliqué leur mère, qui a choisi de mourir chez elle, plutôt qu’à l’hôpital. Pour «passer le temps qu'il lui restait avec Jack (son nouveau mari) et ses fils», a expliqué son agent, Max Clifford.

Un rêve de tabloïd

Résumons: un cancer fatal, une apparition à la téléréalité, un mariage avec un ex-détenu, Jack Tweed, 21 ans, sans oublier un père mort d’overdose, une mère manchote et lesbienne... Jade Goody était un «rêve pour les tabloïds», écrit «The Guardian». D’autant que, à mesure qu’elle apparaissait à la télé, en larmes, sa popularité a grandi. Elton John lui a offert de passer sa nuit de noce dans l’une de ses demeures et Mohamed al-Fayed lui a donné une robe de mariage.

Avant d’apprendre qu’elle était malade, en août 2008, Jade Goody avait déjà réussi à se faire remarquer. Et ce, dès les premiers épisodes de «Big Brother» en 2002. Elle déambulait nue ou ivre, et ne manquait jamais l’occasion de montrer son inculture: «C’est quoi, une asperge?» ou «Rio de Janeiro, c’est qui?». Des incongruités qui n’ont jamais enrayé son sens des affaires.

Finish... télévisé

«J’ai vécu devant les caméras, a-t-elle confié. Et je vais peut-être mourir devant elles». Et après sa mort? Jade Goody n’a pas oublié de donner des directives, disant à qui voulait l’entendre vouloir qu’on se souvienne d’elle comme d’une «battante» et que ses funérailles seraient publiques et télévisées pour «remercier tous mes fans qui m’ont souhaité d’aller au paradis».
Alice Antheaume
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