Patrick Bruel débouté

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Publié le 16 janvier 2009.

JUSTICE - Le chanteur attaquait quatre personnes qui avaient vendu au magazine «Voici» des photos de son mariage avec Amanda Sthers, en 2004...

Débouté et dépité. Patrick Bruel n’a pas obtenu la condamnation des quatre personnes qui avaient vendu au magazine «Voici» des photos de son mariage avec Amanda Sthers, en 2004. La justice lui a donné tort et a relaxé les quatre prévenus, estimant que le couple n’avait pas suffisamment montré que le lieu de son mariage était privé.
 
Les faits

 
Le 26 septembre 2004, Aurore Miellot, 23 ans, profite d'une belle-mère qui travaille au Consistoire pour assister à la cérémonie religieuse dans une synagogue parisienne. Elle en filme une partie «pour faire plaisir à (sa) cousine en Israël». Son petit ami devenu depuis son mari, Ilan Gafsou, décide, sans l'en avertir, de vendre le film à «Voici» pour 8.000 euros.
 
Ce jour-là, deux autres étudiants, Benjamin Issan et Michaël Brami, employés comme vigiles à l'entrée de la synagogue, copient sur une clé USB certaines photos figurant sur des appareils laissés en garde à la loge. «Voici» leur en avait offert 15.000 euros.
 
Si la justice a convenu jeudi que le mariage religieux relève bien de la vie privée, elle a néanmoins estimé qu’il fallait prouver que le lieu était privé. Or en l'espèce, la synagogue où le mariage s'est déroulé «est un lieu par nature ouvert au public», a expliqué à l'audience Anne-Marie Sauteraud, la présidente de la 17e chambre qui jugeait l’affaire.
 
«Voici» condamné
 
Selon elle, «il n'a pas été démontré que le service d'ordre était suffisant pour montrer que le lieu public avait été privatisé». En outre, aucun appareil photo n'a été confisqué et les prises de vue n'ont pas formellement été interdites, a-t-elle relevé. «Si les prévenus n'ont pas respecté la volonté des époux et du rabbin, et que cet acte peut être moralement condamnable, il ne constitue pas une infraction pénale», a conclu le tribunal, suivant les réquisitions du parquet.
 
Si les auteurs des images ont été relaxé, «Voici» a en revanche été condamné à verser 40.000 euros de dommages et intérêts au couple.

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