L'acteur Richard Gere lors de l'ouverture du Miami Film Festival
L'acteur Richard Gere lors de l'ouverture du Miami Film Festival - WENN

Pour Richard Gere, showbiz et politique ne font pas forcément bon ménage. L’ex star des 80s a vu sa cote sombrer la décennie suivante après le succès phénoménal de Pretty Woman en 1990. D’après lui, il n’y a qu’une raison pour ça : sa défense acharnée des droits du peuple tibétain face au gouvernement chinois qui continue aujourd’hui d’occuper son territoire.

S’il n’est plus le « A-Lister » qu’il était à une époque, il se contente très sereinement des rôles que lui propose le cinéma indépendant, et d’après lui, son engagement politique lui a valu quelques rôles qui lui auraient permis de rester au sommet de la pyramide de l’industrie. « Il y a clairement des films auxquels je n’ai pas accès parce que les Chinois diront, "Pas avec lui", a-t-il confié au Hollywood Reporter. Récemment encore, j’ai vécu ce moment où quelqu’un me dit qu’il ne pourra pas m’engager parce que ça risquerait de le priver d’un capital chinois. »

Une lutte de plus de 20 ans

C’est à l’occasion des Oscars en 1993 que Richard Gere avait fait part de ses positions pro-Tibet. A l’époque, l’industrie cinématographique, portée par Tim Robbins et Susan Sarandon, commençait à réinvestir le terrain politique. Alors que le couple avait décidé de défendre l’intérêt des réfugiés haïtiens sur le territoire américain, Richard Gere, lui, avait profité de la cérémonie pour évoquer l’occupation chinoise au Tibet.

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Un sujet très tendance à l’époque, mais dont la manifestation avait fortement déplu au producteur de la cérémonie qui s’en était ouvertement pris à Richard Gere par médias interposés. Depuis, le comédien n’a de cesse de défendre le peuple tibétain, dont il est très proche, et sert régulièrement de porte-parole au Dalaï-Lama, étant lui-même bouddhiste.

Non content de s’en prendre au gouvernement chinois pour sa position à l’encontre du Tibet, Richard Gere en avait rajouté une couche en 2008 en appelant au boycott pur et simple des Jeux Olympiques de Pékin.

Une décision dont il n’est pas la seule victime, comme il l’a raconté au Hollywood Reporter. « Je devais travailler avec un réalisateur chinois, et deux semaines avant le tournage, il m’a appelé en me disant, "Désolé, ça ne se fera pas”, a-t-il ajouté. Nous avons dû passer par une ligne téléphonique protégée pour qu’il me raconte que, s’il réalise le film, sa famille et lui ne pourront plus jamais quitter le territoire et qu’il ne pourrait plus jamais travailler. »

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