La carrière «alcool et cigarettes» de Catherine Deneuve
La carrière «alcool et cigarettes» de Catherine Deneuve - 20 minutes - Slideshow

Après avoir cloué le bec d’un journaliste, Catherine Deneuve fait maintenant hurler ses fans. En effet, en promo pour le film Sage femme, l’actrice a défendu non pas une mais plusieurs fois le réalisateur Roman Polanski dans les médias. Polanski, avec lequel elle a tourné Répulsion en 1965 et qui est poursuivi depuis quarante ans par la justice américaine pour le viol présumé d’une mineure en 1977.

«C’est une affaire qui a été traitée, c’est une affaire qui a été jugée, il y a eu des accords entre Roman Polanski et cette femme. Cette femme a demandé à ce qu’on arrête d’en parler, a commenté Catherine Deneuve sur plateau de Quotidien, alors que Yann Barthès l’interrogeait sur l’affaire. Je trouve ça incroyable que ce soit les femmes en général qui viennent redonner un coup de marteau sur la porte pour le faire sortir. »

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« Il a toujours aimé les jeunes femmes »

Mais ce n’est pas tout. « Il y a toujours eu une image donnée à cette histoire assez incroyable, continue-t-elle. C’est une jeune fille qui avait été amenée chez Roman par sa mère, qui ne faisait pas son âge de toute façon. On peut imaginer qu’une femme de 13 ans puisse faire 15, 16 ans. Il ne lui a pas demandé sa carte de visite. Il a toujours aimé les jeunes femmes. » Et d'ajouter: « J’ai toujours trouvé que le mot de "viol" avait été excessif », conclut Catherine Deneuve devant un Yan Barthès qui la renvoie à la violence de ses propos, des propos qui pourraient choquer certaines personnes. « Tant pis pour moi, tant pis pour eux. »

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« C’est l’œuvre des féministes qui se sont déchaînées »

Dans les pages de l’Obs et au micro d’Europe 1, la légende du cinéma français avait également exprimé son désaccord sur l’affaire Polanski et la polémique des César. « Dans cette histoire, alors que je suis féministe, je ne suis pas fière des femmes, pas fière d’être une femme, avait-elle confié au premier. « C’est l’œuvre des féministes qui se sont déchaînées, a-t-elle ajouté au second. A mon avis, certaines ne connaissaient pas bien ce qu’on reprochait à Roman Polanski. » Avant d’enfoncer le clou : « Il a vraiment souffert ». De quoi provoquer un tollé sur les réseaux sociaux, et chez ses (ex) fans.

 

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