Expertise complémentaire dans l'affaire du scooter de Jean Sarkozy

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Publié le 4 décembre 2007.

PEOPLE - Un des fils de Nicolas Sarkozy, soupçonné de délit de fuite et de dégradation de véhicule...

Le tribunal correctionnel de Paris, qui devait juger mardi après-midi l'un des fils de Nicolas Sarkozy, soupçonné de délit de fuite et de dégradation de véhicule après un accident de scooter, a ordonné une nouvelle expertise et renvoyé le procès au 25 juin.

Jean Sarkozy, un des fils né du premier mariage du président de la République, était cité à comparaître devant la 10e chambre à la suite d'un accrochage avec un automobiliste le 14 octobre 2005, place de la Concorde à Paris.

Il lui est reproché d'avoir percuté en scooter l'arrière d'une BMW et de ne pas s'être arrêté. Il est soupçonné de délit de fuite, défaut de maîtrise de son véhicule, non-respect des distances de sécurité et dégradation légère d'un bien appartenant à autrui, a rappelé mardi le tribunal.

Le jour de l'accident, l'automobiliste, M'Hamed Bellouti, avait eu le temps de relever le numéro d'immatriculation du scooter, qui s'est avéré être celui de Jean Sarkozy.

Après plusieurs tentatives vaines de son assureur pour présenter à la partie fautive la facture des réparations, M. Bellouti avait finalement décidé de porter plainte, en février 2006.

Il réclame 260 euros pour frais de réparation de la voiture, qui venait d'être achetée, et 4.000 euros de dommages et intérêts.

Lors de l'audience de mardi, l'avocat de Jean Sarkozy, Me Thierry Herzog, a produit les résultats d'une expertise, réalisée à sa demande, selon laquelle le scooter de son client n'a pu abîmer le pare-choc tel que l'affirme l'automobiliste. Pour l'avocat de M. Bellouti, Me Christophe Launay, ce rapport est tout simplement "grotesque".

Le tribunal a pour sa part estimé qu'une "expertise complémentaire s'imposait pour faire la lumière sur cette affaire".

Après en avoir délibéré, il a donc "ordonné un complément d'information" et la réalisation d'une expertise "pleinement contradictoire", qui devra notamment "dire si en percutant la BMW, le scooter a pu ou non provoquer les dégâts constatés".

Jean Sarkozy a quant à lui affirmé "ne rien avoir à se reprocher". L'affaire sera plaidée au fond le 25 juin.
AFP
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