Diana à l'Alma

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Publié le 31 août 2007.

PEOPLE - L'hommage des fans parisiens à la princesse de Galles, aujourd'hui sur le Pont de l'Alma (Paris, 8è)

Midi tapante, place de l’Alma dans le huitième arrondissement, à Paris. Alors que les Britanniques commémorent à Londres le dixième anniversaire de la disparition de Lady Di , une poignée de fans viennent verser une larme au pied de la statue de flammes.

Quelques rayons de soleil transpercent les nuages et baignent la soixantaine de personnes qui se presse silencieusement au pied de la flamme. Beaucoup de touristes et une quantité de médias. Tapissée de coupures de presse, de fleurs, de photos et de bougies, la statue devient une foire d’empoigne où journalistes, photographes et cameramen traque la séquence émotion.

Un père de famille vient déposer une gerbe avec sa fille et c’est la ruée des preneurs d’images qui chinent inlassablement le bon client.
A 49 ans, José habite Beauvais et a tenu à rendre hommage à la princesse en compagnie de sa famille. Après le recueillement, place aux interviews.
L’homme répond avec plaisir aux questions des journalistes alors qu’un groupe de touristes brésiliens en provenance des Champs-Elysées déboule, sacs de fast food dans les mains. Ils prennent la pause devant le monument et plie bagage.
Soudain, une voiture passe à toute berzingue. Et le conducteur de crier « Diana, on s’en fout de toi ! » Pas de réactions dans la foule.

Quelques minutes plus tard, deux hommes, la trentaine bien frappée, tiennent un stand improvisé et distribuent des tracts bilingues. Ils appellent à une souscription privée pour ériger un mémorial en bronze à l’image de Diana sur la place du Pont de l’Alma.
« Nous avons déjà récolté 7.000 euros et il nous en faudrait 150.000 pour réaliser cette opération», lance Dominique de Fontenay, le « commercial » du duo en réajustant sa cravate bariolée. Les deux courageux ont même écrit une lettre au président Sarkozy pour accélérer la mise en œuvre du dossier.
Pas de réponse pour le moment mais une page MySpace qui ne compte qu’un seul ami, pour le moment…

Les badauds se relayent en flux tenu mais on est loin des bains de foules «post-accident».
Une quinquagénaire luxembourgeoise a fait spécialement le déplacement avec son mari. Elle vient ici parce que « Londres, c’est trop loin !» En pleine interview pour une chaîne japonaise, la dame craque et se met à pleurer à chaude larme. Le caméraman cadre sur le visage, les photographes mitraillent.
Cédric Couvez
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