Lady Gaga à Londres, le 7 octobre 2012.
Lady Gaga à Londres, le 7 octobre 2012. - Joel Ryan/AP/SIPA

A.G.

Pas un jour sans qu’elle donne de ses nouvelles sur Internet ou via les magazines people américains. Lady Gaga trouve toujours un moyen de faire sensation pour que le monde entier sache qu’elle est encore là et qu’elle ne compte pas s’éclipser de si tôt des projecteurs et des objectifs des paparazzis.

Surtout à quelques jours de la sortie officielle de Artpop, son troisième album, qui ne fait pas l’unanimité chez les critiques. Pour Entertainment Weekly, sa musique n’a pas évolué. De son côté, le Huffington Post UK se montre encore plus sévère: «Si Lady Gaga veut vraiment être considérée sérieusement comme une artiste, elle doit passer plus que cinq minutes à griffonner les premiers couplets qui riment et lui viennent à l'esprit».

Pour parvenir à scotcher le public, la chanteuse pop multiplie alors les déclarations fracassantes. Elle nous apprend  ce vendredi qu’elle était accro à la marijuana et fumait jusqu’à 15 joints par jour à un moment.  La veille, elle révélait qu’elle allait suivre un mois d’entraînement spécial pour chanter un morceau dans l’espace en 2015 grâce à Virgin Galactic. Rien que ça. Il faut dire qu’un concert «gagalactique» ça en jette! Et si elle mettait tout ce temps à profit pour réfléchir à la suite de sa carrière plutôt? Ce serait peut-être plus judicieux.

La célèbre robe en viande et ensuite?

Car si elle pense «n’avoir plus rien à prouver», comme elle l’a confié au Guardian en septembre,  la chanteuse pop est en phase de devenir has been si elle ne change pas de cap. Combien de temps va-t-elle encore pouvoir miser sur son côté excentrique pour attirer l’attention du public et vendre sa musique? Après avoir dominé les charts et défrayé la chronique à chacune de ses apparitions pendant plusieurs années, la reine de l’extravagance choque-t-elle encore vraiment depuis le jour où elle s’est vêtue d’une robe en viande qui avait consterné PETA? En quatre ans, tout le monde a eu le temps de s’habituer au personnage de théâtre qu’elle s’est créé, et ce malgré ses multiples shootings nue et provocations sur scène ou dans ses clips savamment étudiés. Ajoutez à cela Miley Cyrus qui lui vole la vedette avec des prestations vulgaires.

Et pourtant Lady Gaga ne manque pas d’idées pour faire jaser. Bien avant d’annoncer qu’elle serait la première pop star à pousser la chansonnette dans l’espace, l’interprète de Poker Face avait fait fort en 2011 en déclarant qu’elle allait commercialiser un parfum composé de sang et de sperme. Finalement, l’étrange liquide noir est bien plus sage que promis. Le contenu de «Fame»? Larmes de belladone, cœur broyé d’orchidée tigre, voile noir d’encens, essences de safran et de miel et abricot écrasé. Rien de très extravagant ni de provoquant. Lady Gaga n’a fait que suivre la mode (et les coups marketing) de ses consoeurs Mariah Carey ou Britney Spears… dont les carrières ont par ailleurs beaucoup de mal à redécoller ces derniers temps.