Les préfets attendent généralement la fin de l'année scolaire pour démanteler les camps. Mais à quelques semaines de la rentrée des classes, les conséquences sont parfois douloureuses. « On ne va pas se battre pour scolariser les enfants si quinze jours plus tard la police les expulse. ça ne sert à rien, on perd l'adhésion des chefs d'établissements et des parents », dénonce le collectif Romeurope. Dans le camp de Villeneuve-le-Roi, la plupart des 20 enfants âgés de 11 à 16 ans étaient scolarisés en Roumanie, mais ne le sont plus en France. Les 26 enfants âgés de 6 à 11 ans, eux, étaient scolarisés à Massy, d'où ils sont partis au printemps, après qu'un incendie a ravagé leurs cabanes. A leur arrivée, ils ne sont pas retournés à l'école. « Ils mettraient près d'une heure et demie pour aller en cours à Massy. C'est trop loin », explique une mère de famille, qui jure qu'elle préférerait que ses enfants aillent à l'école.W. M.