Les trains en pleine cure de jouvence

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Publié le 11 juillet 2012.

transports Visite au technicentre SNCF qui retape, redécore et améliore les rames du Transilien

«Où le train passe, la ville reprend vie », affirme une publicité des années 1950 placardée au mur du technicentre SNCF de Saint-Pierre-des-Corps (Indre-et-Loire). Ici, Transilien a entrepris de redonner vie à 304 de ses trains. Entre les murs de brique rouge du site, 400 agents s'affairent. A leur arrivée, les rames sont entièrement démontées. Moteur, sièges, fenêtres, tout y passe. Les lourds essieux de fonte, rouillés et usés, rejoignent ceux déjà entreposés dans la cour. « Tout ce qui ne sert plus est jeté et trié », explique Mathieu Lévêque, du haut d'une carcasse suspendue au plafond du grand bâtiment. Son désossement n'a pris qu'une journée. Le moteur, qui parcourt en moyenne 10 000 km par mois, sera entièrement révisé. Et la structure repeinte en « bleu transilien », comme l'appelle Alain Krakovitch, directeur de la ligne D.

Nouvelle parure
L'opération a lieu dans un grand hangar chauffé à 30 °C. « Pour que la peinture sèche plus vite », explique un peintre. Dans le hangar suivant se trouve l'atelier fenêtres. « Elles arrivent dégradées et nous devons les changer », déplore Christelle Roméo, qui dirige l'atelier. Derrière elle, des mains s'affairent à poser une pellicule anti-gravure sur le verre neuf. « Ainsi, on a juste à changer la pellicule en cas de dégradation », explique-t-elle. Après cinquante jours, les vieux wagons fatigués ressortent métamorphosés, et équipés du nouveau système d'information des voyageurs embarqués. « Grâce à lui, les usagers seront informés en temps réel par une tour de contrôle et pourront adapter leur trajet en cas de problème », se réjouit Alain Krakovitch. Dans une rame flambant neuve résonne alors la voix synthétique. Les sièges neufs sont encore sous plastique, les barres grises de sécurité sont devenues jaunes et le plafond a été décoré. La rame est prête pour quinze ans de service supplémentaire. Et l'opération a coûté un million d'euros, contre 10 millions pour une rame neuve.

Romain Renier, à Saint-Pierre-des-Corps
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