Pêche au pied du pont de l'Alma.
Pêche au pied du pont de l'Alma.

gaËlle coursel

Plusieurs fois par semaine, William, Maxime, Fred et David se retrouvent pour traquer silures, sandres ou perches. Une scène anodine si elle ne se déroulait pas en bords de Seine. Ces amateurs de poissons, âgés de 20 et 40 ans, pratiquent le « street fishing », une nouvelle manière de pêcher en ville. Pendant leur séance, ils se promènent le long des quais à la recherche des meilleurs spots à l'abri des courants, au pied des péniches ou sous les ponts. « Nous ne restons pas plus de 10 minutes au même endroit », détaille William Fichard, directeur artistique de 29 ans.

Une bonne dose de patience
Contrairement à leurs aînés, ils utilisent du matériel léger et transportable. « On peut s'équiper pour moins de 100 € », confie-t-il. Au bout de leur fil, des leurres en plastique ont remplacé vers de terre ou bouchons. Cette nouvelle génération est aussi soucieuse de son environnement. « Nous remettons les poissons à l'eau », ajoute le jeune pêcheur. Un choix qui s'impose aussi par la pollution du fleuve (lire ci-contre).A Paris, ils seraient près de 500 adeptes. « Les pêcheurs urbains ont toujours existé, mais il y a un renouvellement. Beaucoup de Parisiens n'ont pas de voiture, ils vont donc chercher la nature en ville », explique Christian Chollet, président de l'Union des pêcheurs de Paris. Seule qualité requise : la patience. Aujourd'hui, les quatre amis ne pêcheront que des branches d'arbres. « A la meilleure période, fin août, il nous arrive de pêcher 20 à 30 poissons par heure », assure Fred Miessner, fondateur de la société French Touch Fishing. Comme quoi, la patience ça paie.

Pratique

L'Union des pêcheurs de Paris organise des événements et livre des conseils aux passionnés sur leur site Internet www.pecheursdeparis.fr.