Cette coopération entre les services de secours de police et des pompiers de Paris se déroule à la caserne Champerret.
Cette coopération entre les services de secours de police et des pompiers de Paris se déroule à la caserne Champerret. - A. GELEBART / 20 MINUTES

William Molinié

Centraliser les appels 17, 18 et 112. Depuis lundi et jusqu'à ce jeudi midi, la préfecture de police teste une nouvelle façon de traiter les appels d'urgence. Pompiers et policiers se retrouvent côte à côte, dans le centre opérationnel de la caserne Champerret (17e), où l'intégralité des appels du 112 (numéro d'urgence européen), la moitié du 18 et un tiers des appels 17 sont redirigés vers ce même laboratoire expérimental.
L'objectif est de réduire le nombre d'appels abusifs provenant de Paris et de la petite couronne. « Un premier niveau identifie, puis oriente l'appel vers les policiers ou les pompiers. Si ce n'est pas un appel urgent, l'opérateur a une mission de conseil », détaille le commandant Stéphane Raclot, adjoint au chef de section du centre opérationnel de la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris (BSPP). L'usager est alors redirigé vers un binôme composé d'un soldat du feu et d'un gardien de la paix. « S'il s'agit d'une agression et qu'il y a un blessé, nous envoyons au même moment une patrouille et un véhicule de secours », explique un policier qui met en avant « un gain en temps et en qualité ». « Seuls 10 % des appels aboutissent au deuxième niveau », précise le commandant Stéphane Raclot. Selon lui, les opérateurs décrochent aussi plus rapidement, gagnant ainsi « sept secondes en moyenne sur tous les appels ». Un retour d'expérience devrait permettre d'affiner le processus en vue de généraliser le dispositif à toute l'Ile-de-France. Mais l'inconnu demeure le coût de cette réorganisation, en termes de ressources humaines et de matériel. Car il faudra faire des travaux d'acheminement et acheter de nouveaux logiciels.