Les premiers trains ont commencé à parcourir les 16,6 km de la ligne entre Château de Vincennes et la Défense, de nuit pour l'instant, tandis que l'aménagement des quais est en cours d'achèvement, après trois ans de travaux.
Les premiers trains ont commencé à parcourir les 16,6 km de la ligne entre Château de Vincennes et la Défense, de nuit pour l'instant, tandis que l'aménagement des quais est en cours d'achèvement, après trois ans de travaux. - Jacques Demarthon AFP/Archives

A.L et J.C

«Venez découvrir comment les voyageurs vont pouvoir surfer gratuitement dans le métro à Paris: rester connecté sur Facebook et Twitter sur son smartphone ou sa tablette, lire la presse, surfer sur des sites»: lit-on dans un communiqué. L’entreprise qui lance cette invitation pour l’inauguration du Wi-Fi le 26 juin a souhaité rester anonyme: son nom est masqué. Mais d’après les informations de La Tribune, il s’agit de Gowex, une société espagnole «spécialisée dans le Wi-Fi dans les transports et lieux publics».

Disponible dans plusieurs dizaines de stations

Gowex a déjà installé le Wi-Fi dans une soixantaine de villes à travers le monde, dont Bordeaux où le Wi-Fi est proposé gratuitement depuis mars, indique La Tribune. 
A quel dispositif peut-on s’attendre pour Paris? Métro révèle les premiers détails. Selon le journal, la connexion sera gratuite jusqu’à un débit de 512 kb/s et payante au-delà, le tarif pouvant aller de 5 à 10 euros.

Selon nos informations, 47 spots seraient disponibles en surface et en souterrain, et 15 gares RER et 6 stations de métro seraient couvertes. Toujours selon nos informations, l'opération serait limitée à neuf mois. 

Métro précise enfin un élément important: le Wi-Fi sera disponible dans les stations, pas dans les rames. De quoi faire déchanter ceux qui s’imaginaient avoir une connexion tout le long de leurs trajets quotidiens.

Le WiFi à la place du 3G

Plutôt que celle du Wi-Fi, les usagers du métro parisien attendaient l'arrivée de la 3G. La RATP avait annoncé en novembre dernier son intention de lancer un appel d’offres à l’automne. L’opposition des opérateurs l’a finalement conduite à abandonner le projet. «La régie voulait réserver l'exclusivité à un opérateur, constituer une co-entreprise et prélever un pourcentage sur le chiffre d’affaires. La RATP s’est-elle associée à Gowex pour relancer les discussions avec les opérateurs?» s’interroge le journal économique.

Contactée par 20Minutes, la RATP affirme vouloir continuer à se focaliser sur le développement de la 3G et de la 4G.