Copé laboure son terrain électoral

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Publié le 1 juin 2012.

Législatives Le député sortant est sous la menace d'une triangulaire dans sa circonscription

Rentrant d'une mini-tournée dans le sud de la France pour soutenir des candidats UMP aux élections législatives, Jean-François Copé tient, ce jeudi soir à Trilport (Seine-et-Marne), une réunion publique de campagne dans la salle des fêtes. Devant une centaine de personnes, dont la moitié debout, le député-maire de Meaux vient en voisin. Il laboure son terrain électoral local, fait quelques blagues, donne dans la dramatisation : « Tout doit être fait pour empêcher l'irréparable », à savoir une victoire de la gauche aux législatives. « Il y a des choses dans le programme de François Hollande qui sont irréparables, comme le droit de vote aux étrangers, le refus de la règle d'or budgétaire, le retour de la retraite à 60 ans », dénonce-t-il. Proche de ses électeurs « chéris », Copé annonce qu'il a « besoin de ses amis, après avoir tant donné ». Car le fait d'être réélu député, le 17 juin prochain, « ça aide pour débloquer les dossiers à Paris », pour « aller chercher des subventions » pour la Seine-et-Marne.

« Attention... »
Dès les premières questions de l'assistance, les problèmes locaux sont soulevés : on se désespère du serpent de mer de la déviation de Trilport, des maigres effectifs de la police municipale, on s'interroge encore sur la mise en place de la fibre dans les territoires ruraux. Le FN n'est pas absent de la discussion. Le score de Marine Le Pen, qui a obtenu près de 23 % des voix à la présidentielle, fait peser le risque d'une triangulaire dans cette circonscription. C'est ce qu'espère la candidate Marie-Christine Arnautu, vice-présidente du FN, dont le parti a placé Jean-François Copé sur une « liste noire » des ténors UMP à faire tomber. Un risque de triangulaire que n'élude pas le député sortant, lui qui avait perdu son siège à l'Assemblée nationale en 1997… à cause d'une triangulaire. « Attention à ces élections, sinon on aura plus que nos yeux pour pleurer, prévient Jean-François Copé. Voter FN, c'est voter pour les socialistes. »

Anne-Laëtitia Béraud
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