Trente-quatre entreprises du bâtiment et travaux publics (BTP) agissant en Ile-de-France se sont fait épingler par le Conseil de la concurrence hier. Cette autorité s'était autosaisie de l'affaire – qui porte sur la période 1991-1997 – dans le cadre du procès sur les marchés publics d'Ile-de-France. Elle sanctionne ces entreprises pour 48,5 millions d'euros au total, estimant qu'elles se sont « entendues préalablement à l'attribution de nombreux appels d'offres publics » dans la région, ce qu'elle qualifie d'« extrêmement grave ». Ces pratiques ont causé « des dommages sur l'économie », car les maîtres d'ouvrages n'ont pas pu bénéficier des meilleurs prix.
Une quarantaine de marchés auraient été faussés selon le Conseil, dont ceux de la SNCF et de la RATP, pour la construction des lignes Eole et Météor. Bouygues et ses filiales écopent de la plus grosse pénalité, 10,5 millions d'euros. Arrive ensuite la société Eiffage, qui cumule 6,377 millions d'euros d'amende. PuisVinci, avec 2,43 millions d'euros de pénalités. M. G.