Apprendre à devenir clown d'hôpital

0 contributions
Publié le 6 mai 2011.

Santé L'association Le Rire médecin a ouvert cette semaine la première formation du genre

Faire le clown, c'est du sérieux. Surtout quand l'enjeu est de rendre un peu de légèreté à des enfants malades. C'est pourquoi l'association Le Rire médecin, qui intervient depuis vingt ans dans les hôpitaux, notamment onze services pédiatriques franciliens, a ouvert cette semaine son école.

Comédiens confirmés
La première promotion a fait sa rentrée lundi. « Ce sont tous des comédiens confirmés, sélectionnés pour leur capacité d'improvisation, explique Luc Molins, responsable de la formation. Avant, nos clowns apprenaient sur le tas. Là, ils auront une formation complète, sur vingt-trois semaines. » Celle-ci comprend des ateliers, des cours sur les pathologies et enfin une immersion à l'hôpital. A terme, les diplômés disposeront du bagage nécessaire pour « essaimer, se faire embaucher par une association ou créer leur propre compagnie ».
Ce jour-là, les douze élèves sont réunis à Montreuil (Seine-Saint-Denis). Ils ont entre 27 et 52 ans, des parcours artistiques variés. Julia rêve depuis longtemps d'être clown à l'hôpital. « C'est un métier magique, me mettre au service du soin, c'est fort en moi. » Ils ne sous-estiment pas la difficulté du métier : pour Samuel, être clown, « c'est un travail psychologique. Il faudra faire plein de choses qui font plaisir en dehors, car c'est difficile de rencontrer des enfants qui vont mal. »
Règle n° 1 pour intervenir dans des chambres d'hôpital : se montrer réactif. « Ce n'est pas comme sur une scène, on est souvent perturbé. » Les élèves s'exercent en duo. Bientôt, la complicité est là. « C'est bien, ne soyez pas mauvais perdants  : à l'hôpital, l'enfant devra gagner. » Puis le jeu clownesque proprement dit commence. Les étudiants doivent improviser des scènes. « Souvent, il faut les arrêter, explique Lory Leshin, la formatrice. Il ne s'agit pas d'impressionner, mais de proposer quelque chose de facile à suivre. » Les pulls volent, la fatigue se fait sentir. « C'est très physique, mais on développe une endurance, reprend Lory Leshin. A l'hôpital, on passe cinq ou six heures à improviser. »

Hélène Colau
Emploi

En partenariat avec Monster.fr

  • Trouvez le poste qui vous convient

    Retrouvez les dernières offres d'emploi sur toute la France et dans tous les secteurs avec 20minutes.fr et Monster.fr

publicité
publicité
publicité
publicité
Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr