Nouveau coup de théâtre à l'UMP Paris. Dans la nuit de lundi à mardi, vers 1 h 30, Claude Goasguen a annoncé qu'il se retirait de la course à l'investiture UMP pour les municipales de 2008, au profit de Françoise de Panafieu. Il était arrivé 17 points derrière elle samedi au premier tour des primaires, devant Pierre Lellouche et Jean Tiberi.
« J'ai changé d'avis plusieurs fois dans la journée de lundi, j'ai beaucoup parlé à Nicolas Sarkozy au téléphone, mais j'ai pris ma décision seul, sans pression », assurait hier l'élu du 16e arrondissement, en marge d'un point presse organisé en présence des quatre « candidats de l'union ». La raison de son geste : il ne voulait pas « sortir l'artillerie lourde » contre sa concurrente. « Il aurait fallu taper très fort, et nous n'avons pas besoin de divisions, qui nous auraient affaiblis. »
« Il m'a laissé un message m'annonçant sa décision à 1 h, mais je ne l'ai écouté qu'en me levant », raconte Philippe Goujon, président de la Fédération de Paris, qui doit s'accommoder d'un deuxième tour avec une candidate unique. « On le maintient. La question ne se serait pas posée s'il s'agissait d'une élection nationale. Nous voulons nous aligner sur la loi. » Même s'il admet l'évidence : « Le scrutin n'a plus le même intérêt que s'il y avait deux concurrents. »
La décision prise par Claude Goasguen coupe aussi l'herbe sous le pied de Pierre Lellouche, qui avait prévu d'annoncer son alliance avec Françoise de Panafieu ce même matin. Jean Tiberi, qui s'était « donné 48 heures » pour désigner son favori, a suivi le mouvement. « Nos positions de fond sont très proches avec Françoise de Panafieu », estime le maire du 5e.
Seule certitude : tous trois comptent sur une bonne place dans l'éventuelle équipe municipale de Panafieu, même si « rien n'a encore été décidé ». Ils ont pour mission de rallier un maximum d'adhérents, Françoise de Panafieu ayant pour objectif de « doubler leur nombre d'ici à l'année prochaine ». Elle insiste aussi sur le fait qu'elle devra « rassembler au-delà de l'UMP pour l'emporter face à Delanoë ». Quant à Didier Bariani, président du groupe UDF au Conseil, il a fait savoir hier que son parti avait « vocation à avoir son candidat à l'Hôtel de Ville ».
Magali Gruet