à la recherche du transport du futur

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Publié le 9 mars 2011.

éducation Des collégiens franciliens visitaient hier Astrium, filiale d'EADS qui assemble Ariane 5

« Un transport aérien du futur. » Vous avez six mois. Six collèges d'Ile-de-France, parmi les vingt et un nationaux, ont été sélectionnés pour participer au concours proposé par EADS, qui les incite à imaginer un engin volant. Chaque classe peut inventer un prototype, conseillée par un ambassadeur qui dévoile la science du vol et son parcours.

Un avion à éoliennes…
L'originalité prime sur la faisabilité et le lauréat verra sa création prendre forme avec une maquette. « L'année dernière, nous avons eu deux finalistes, dont un projet d'ascenseur spatial au-dessus des Alpes…, raconte Marie-Claire Certiat, qui pilote la 3e édition de ce programme. On essaie de les familiariser avec les sciences, les énergies et les métiers techniques, souvent abstraits à cet âge-là. » Leur projet n'est pas encore finalisé mais pour le rendre plus concret, deux classes de 5e visitaient hier matin les ateliers Astrium aux Mureaux (Yvelines), qui participent à la création d'Ariane 5. Les visiteurs écarquillent les yeux devant les photos de cosmonautes et les fusées en cours d'assemblage. « C'est plus motivant qu'un cours traditionnel », admet Georges, le professeur de technologie qui accompagne douze élèves de la 5e venue de Noisy-le-Roi (78). Sa classe s'oriente vers une ébauche de voiture volante avec des ailes. « Les garçons sont plus motivés car ça rentre dans l'imaginaire des films de science-fiction », croit savoir Catherine, une collègue. La classe de Savigny-sur-Orge (91) n'a pas encore choisi l'esthétique et la forme de son transport du futur, mais tente une synthèse de toutes les créations. Mélissa et Maélys ont imaginé des prototypes fantaisistes, un avion avec des panneaux solaires sur des ailes rétractables et un engin en forme de cerise qui fonctionnerait avec des éoliennes sur ses parois. « Je me suis inspiré des hélicoptères du film Avatar », concède Maélys. Ces jeunes, sensibles à l'écologie,osent des questions embarrassantes. « Si les réservoirs des fusées finissent dans nos océans, ils ne les polluent pas ? » interroge l'un d'eux. « Ça n'a qu'un faible impact », lui répond le guide…

Oihana Gabriel
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