Les parents bloquent les écoles de Seine-Saint-Denis

éducation Ils veulent que les absences de profs soient remplacées

Hélène Colau

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Devant l'école Jean-Jaurès, hier.

Devant l'école Jean-Jaurès, hier. — S. ORTOLA / 20 MINUTES

Hier, une quarantaine d'écoles de Seine-Saint-Denis étaient occupées par des parents en colère. Principalement à Epinay-sur-Seine et Saint-Ouen. La raison de leur ras-le-bol : le non-remplacement des professeurs absents. Dans la seule ville d'Epinay, sur 700 jours d'absence depuis septembre, seuls 100 remplacements ont été constatés, d'après la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE).

Cinq absents sur dix
Ce sont les parents d'élèves de la maternelle Jean-Jaurès, à Epinay-sur-Seine, qui sont passés les premiers à l'action. Ils occupent depuis début janvier le bureau de la directrice, sans empêcher la classe. Leur colère naît au retour des vacances de Noël, quand ils constatent que trois instituteurs sur dix sont absents. Quelques jours plus tard, la moitié des enseignants manque à l'appel. « En Seine-Saint-Denis, le personnel est très jeune et très féminin, d'où des congés maternité ou pour maladie des enfants », explique Mathieu Glaymann, de la FCPE. Les parents d'Epinay ont été reçus la semaine dernière par l'inspecteur d'académie. « Il nous a proposé 27 remplaçants contre 24 auparavant, reprend Mathieu Glaymann. Mais nous savons qu'ils ont été retirés d'une autre ville du département. Ce que nous voulons, c'est des créations de postes. » L'inspection académique attribue pour l'instant la situation aux maladies, plus nombreuses en hiver, et non à un manque de professeurs. Mais les parents ne comptent pas s'arrêter là. Ils envisagent désormais de saisir la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde) pour « discrimination territoriale ». Juste après les vacances d'hiver, histoire de maintenir la pression.

Postes

Le rectorat de Créteil a annoncé en janvier quarante suppressions de postes dans les collèges et vingt dans les écoles primaires de Seine-Saint-Denis. Trois mille nouveaux élèves sont pourtant attendus à la rentrée prochaine dans le département.

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