Une pâte feuilletée croustillante, une crème d'amandes savoureuse et une présentation impeccable. Tels sont les critères du jury du 23e Concours de la meilleure galette aux amandes d'Ile-de-France, organisé par la chambre professionnelle des artisans boulangers-pâtissiers.
Amandes seulement
Mardi, environ 300 concurrents se sont pressés à l'Ecole de Paris des métiers de la table (17e) pour présenter leur bébé. Pas questions de fantaisie, au chocolat ou aux fruits. «La galette traditionnelle parisienne est aux amandes», martèle Jacques Mabille, président de la chambre professionnelle. Pour lui, le but du concours est d'«améliorer la qualité, car les boulangers imaginent souvent que leur galette est parfaite, alors qu'ils peuvent faire mieux».
Jean Hakiolakis, patron de la Chocolatine, à Orsay (Essonne), participe chaque année. «Ça motive les pâtissiers, explique-t-il. Cette fois, on a changé le feuilletage. On a mis davantage de beurre et donné un tour de plus.» Didier Bascunana vient d'ouvrir La Douce Heure, à Meudon (Hauts-de-Seine). «J'aime beaucoup les pâtisseries classiques, avoue celui qui a déjà gagné un concours du meilleur mille-feuilles. Et puis, être primé m'aiderait à démarrer.» «C'est vrai que le gagnant peut multiplier son chiffre d'affaires par quatre», assure Jacques Mabille. Les heureux élus seront connus ce mercredi soir.