A La Ferté-sous-Jouarre (Seine-et-Marne), samedi soir, les gendarmes qui enquêtent sur le meurtre de Nelly Crémel attendaient que la nuit tombe. Ils comptaient profiter de l’obscurité pour répandre à l’endroit où le corps de la joggeuse a été découvert la veille un produit fluorescent qui peut, dans certains cas, révéler des indices invisibles en plein jour. Car si la thèse de l’assassinat ne fait plus aucun doute, le mystère reste épais sur ses circonstances.
C’est sur un sentier jonché de broussailles que les enquêteurs ont découvert le cadavre vendredi. Dissimulé sous des branchages, il était dans un état de décomposition avancée. Seule l’alliance de la victime a permis de l’identifier avec certitude. Les premières expertises ont permis de déterminer que Nelly Crémel a été violemment frappée à la tête et a reçu plusieurs coups d’une arme à feu au niveau du ventre. Aucune trace de violences sexuelles n’a été relevée lors de ces analyses. Les gendarmes excluent par ailleurs la possibilité que le meurtre ait un lien avec la fonction du mari de la victime, un commandant de l’armée de terre à la direction générale de la sécurité extérieure (DGSE).
Cette femme de 39 ans, mère d’une fillette de 12 ans, avait disparu le 2 juin au matin, entre Reuil-en-Brie et Luzancy, alors qu’elle effectuait son jogging quotidien. Le chemin sur lequel son corps a été découvert ne faisait pas partie de son parcours habituel. Il n’avait pas encore été passé au peigne fin par les enquêteurs, qui ont pourtant ratissé une zone de 30 km2 au cours des derniers jours. Tout laisse à penser que son corps a été déplacé après le décès.
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enquête Depuis le 2 juin, les gendarmes ont déjà procédé à plus de 400 auditions. Trois personnes ont été placées en garde à vue au cours de la première semaine d’enquête. Toutes ont été relâchées dans des délais brefs.