L'apéritif géant de Paris n'a pas eu lieu qu'il a déjà la gueule de bois. La préfecture de police (PP) a de nouveau mis en garde ce week-end sur Facebook les utilisateurs du réseau social qui ont relayé l'événement, prévu dimanche au Champ-de-Mars (7e). La PP, qui a ouvert son propre compte le 6 mai dernier, a posté des messages sur la page du principal organisateur, comptant jusqu'à 15 000 inscrits. « La consommation d'alcool est strictement interdite » au pied de la tour Eiffel, a rappelé la PP. Pour autant, aucune mesure formelle n'a été prise pour interdire l'événement.
Dissuasion mais pas interdiction
Si la page Facebook a été supprimée par son créateur, d'autres utilisateurs se sont empressés de prendre le relais. « Nous, on veut montrer qu'on peut s'amuser juste avec un apéro, et non une beuverie », explique à 20 Minutes une trentenaire, qui a créé un nouvel « event ». Elle invite les participants à se munir de gobelets en plastique et de sacs poubelle, de 19 h à 21 h. « Chacun doit être responsable », justifie la jeune maman. D'autres internautes proposent un rassemblement sans alcool, le 29 mai, soit une semaine plus tard. « C'est un apéro symbolique, transparent, pour protester contre la destruction de nos libertés sur le Web », explique le créateur de www.29mai.new.fr. De son côté, la classe politique a largement réagi. Bertrand Delanoë, le maire (PS) de Paris, s'est prononcé contre la tenue de l'événement, sans toutefois demander son interdiction. « Il faut dissuader les organisateurs. Mais l'interdiction formelle ne servirait à rien », confie un de ses proches.
Un arrêté préfectoral de juin 2008 interdit la consommation et la vente à emporter d'alcool sur le Champ-de-Mars, tous les jours de 16 h à 7 h du matin. Il a été pris après des débordements lors de soirées de fin de baccalauréat.