Une scène pour faire entendre la littérature. Voilà l'enjeu de « Paris en toutes lettres », le festival de littérature porté par le maire (PS) de Paris, Bertrand Delanoë. Les mots des écrivains résonneront deux semaines durant, dans les voix d'Agnès Jaoui, Brigitte Fontaine ou Guillaume Canet, lors de lectures publiques. Tout sourire, hier, lors de la présentation de la 2e édition, le maire de Paris a assuré au directeur artistique du festival, Olivier Chaudenson : « Vous ne m'avez pas déçu. » Du 9 au 13 juin, la manifestation se propose « de représenter la littérature française dans toute sa diversité ». Des auteurs étrangers, comme Paul Auster ou Enrique Vila-Matas, seront également présents.
Des sujets issus du réel
Cette année, la direction du festival a décidé de mettre l'accent sur une tendance : « s'emparer de sujets issus du réel ». Un grand entretien avec Florence Aubenas, qui vient de publier « Le quai de Ouistreham », à partir de son expérience de femme de ménage à Cæn, se tiendra ainsi au Centquatre, le 13 juin. Nouveauté de cette édition 2010, les « ikou », écris comme un haïku, petit poème japonais habillé avec des éléments sonores et visuels. La traversée de Paris propose, elle, des lectures en bus ou bateau. Autre temps fort du festival, « le banquet hugolien ». Deux mille personnes pique-niqueront place-des-Vosges (4e), le 13 juin. Des textes de Victor Hugo seront lus pendant le repas. Chacun pourra être orateur, il suffit pour cela de s'inscrire à l'avance. Autre activité participative : « La vie est un roman ». Chacun écrit une histoire. Les meilleures seront publiées et lues en public.