Quelle est votre mission au côté du maire du 16e?
Le but, c'est de faire l'état des lieux. De recenser tous les faits de délinquance. Ma tâche va être de rédiger un contrat local de sécurité d'ici à cet été et de faire l'interface entre le maire de Paris, le maire d'arrondissement, la préfecture de police, le recteur, etc. Nous allons installer un comité de quartier autour de la porte de Saint-Cloud.
Quel type d'actes de délinquance allez-vous observer?
C'est un phénomène nouveau dans le 16e. On assiste à des bagarres entre bandes rivales, à du deal, à des incidents dans les écoles. Ce phénomène est récurrent depuis six mois. Un peu comme ce qui a pu se passer dans le 15e, ces derniers temps. Il va falloir être très vigilant. Il y a encore une semaine, une bagarre a eu lieu avenue Mozart.
Pourtant, on ne peut pas dire que le 16e est particulièrement sujet à la délinquance, comparé à d'autres arrondissements de la capitale…
Ce qui serait ressenti ailleurs différemment peut provoquer un réel sentiment d'insécurité ici. Et ce sentiment, il faut le prendre en compte, c'est une tâche prioritaire. On connaissait les nuisances des supporters de football. Désormais, il s'agit d'une délinquance quotidienne.
Qui sont les délinquants du 16e arrondissement?
Il y a les supporters violents aux abords du Parc des Princes. Mais, c'est le ministère de l'Intérieur qui s'en occupe déjà. Je m'occuperai de la délinquance au quotidien. Une partie vient de l'extérieur, une autre habite dans l'arrondissement.