« Nous n'avions pas vu une telle baisse des taux depuis 2003. » Hier, le site de courtage meilleurtaux.com dévoilait les tendances du marché francilien en matière de prêts immobiliers. Et le constat est clair : avec des taux au plus bas, environ 1 % de moins par rapport à début 2009, et des prix qui ne devraient pas baisser à Paris à cause de la pénurie de biens mis sur le marché, c'est le moment d'acheter dans la capitale. « Il n'y aura pas de nouvelle baisse des taux en 2010, et on peut plutôt s'attendre à une petite hausse en septembre, de l'ordre de 0,05 à 0,1 %. Les taux sont si avantageux que les gens peuvent emprunter sur moins longtemps ou avec de plus petites mensualités qu'il y a un an. C'est intéressant », note Sandrine Allonier, responsable des études économique de Meilleurtaux.com. A titre d'exemple, une personne qui a une capacité de remboursement de 1500 € par mois peut désormais emprunter 247 000 €, contre 227 000 € en janvier 2009, soit une hausse de 8,7 %.
Autre conseil de Meilleurtaux : se lancer dans le prêt à taux variable, qu'il estime plus avantageux aujourd'hui. « Les taux sont tellement bas que les risques sont limités. Et à Paris, les banques ont une politique très agressive de développement de ces prêts, ce qui les mène à faire de gros efforts en matière de taux.
Côté habitudes d'emprunt, Paris et sa banlieue n'ont pas les mêmes réflexes : « On emprunte à Paris sur moins longtemps, avec plus d'apport (150 000 € en moyenne), rarement en tant que primo accédant », explique Marc Sirotteau, directeur du secteur Paris-Est, qui estime à vingt ans la durée moyenne d'un prêt dans la capitale. En revanche, en grande couronne, ce sont les prêts sur trente ans qui sont très demandés : 50 % des clients font leur premier achat et ont moins de 35 ans.
Mais ceux qui ont contracté des prêts à des taux moins intéressants ces dernières années ne sont pas exclus de cette embellie : les renégociations de prêts représentent 25 % des demandes faites à meilleurtaux.com. « C'est intéressant si vous avez acheté en 2006, 2007 ou 2008 et s'il vous reste au moins douze ans à payer. Si vous avez dépassé la moitié de la durée de votre prêt, ça ne sert à rien, car les intérêts sont quasiment remboursés », selon Pascal Duval, directeur du secteur Paris-Ouest. Un moyen d'obtenir une durée de remboursement plus courte, ou des mensualités moins élevées.