Proviseurs et officiers, même combat

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Publié le 18 mars 2010.

EDUCATION - Les Journées partenariales contre la violence ont commencé mercredi en Seine-et-Marne...

«L'actualité a rappelé que la violence de la société touchait aussi l'école.» Le recteur de l'académie de Créteil a discrètement évoqué les récentes agressions de lycéens, mercredi, en préambule des 4es Journées partenariales entre Education nationale et police. Une centaine de futurs chefs d'établissement et autant d'apprentis officiers étaient réunis à l'Ecole nationale supérieure des officiers de police (Ensop), à Cannes-Ecluse. Pendant deux jours, ils ont participé à des ateliers communs. Le but: «Apprendre à se connaître et à travailler ensemble», explique Martine Nauté, directrice de l'Ensop.

Intrusion ou jet de pierres

Répartis en six groupes, les participants ont planché mercredi matin sur des cas pratiques élaborés d'après des situations réelles. Comment réagir face à une intrusion? Que faire si de la drogue circule dans l'école? Les futurs proviseurs sont concentrés: comme leur premier poste sera sans doute situé en zone difficile, ils risquent d'être très vite confrontés à ce genre de situation. L'un des groupes travaille sur le cas d'un élève qui a jeté des pierres sur un enseignant, entraînant l'intervention de la police.

«J'ai vécu une histoire similaire, se souvient une ex-prof. Les enfants ont été menottés et placés en garde à vue. Les parents ont trouvé ça disproportionné. Peu après, la voiture du proviseur à brûlé.» A chacun sa perception de l'affaire. «Là, on ne recherche pas l'objet du délit, il n'y a pas lieu d'opérer une fouille», remarque un policier. «Le vrai problème, c'est que les profs ont débrayé tout de suite, il y a un manque de communication», souligne une future proviseur.

L'après-midi, les groupes se sont réunis pour débattre des meilleurs réflexes à acquérir, en présence d'experts. Cécile, chef d'établissement, a surtout appris à «faire en sorte de ne pas court-circuiter l'action de la police». «On n'avait pas toujours conscience des impératifs des uns et des autres, renchérit Virginie, lieutenant stagiaire. Quand j'entrerai en fonction, je veillerai à prendre contact avec les proviseurs du secteur.»

Hélène Colau

SECURITE

Ces journées de formation ne sont pas le seul outil pour aider les chefs d'établissement à assurer la sécurité dans les écoles. Il existe déjà des «référents police» auxquels ils peuvent s'adresser et chaque recteur dispose d'un conseiller spécial. Fin 2009, des équipes mobiles de sécurité ont été mises en place dans toutes les académies pour intervenir en cas d'incident grave. Enfin, d'ici à la fin juin, un diagnostic de sécurité doit être effectué dans chaque établissement.

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