« En Ile-de-France, ce n'est pas Jean-Paul Huchon qui est arrivé en tête. C'est notre championne, Valérie Pécresse. » Les 2 000 militants et sympathisants ont accueilli triomphalement la tête de liste UMP, hier vers 20 h à son arrivée à la Maison de la Mutualité (5e). La candidate, malmenée dans les sondages, s'est offert un dernier bain de foule avant le second tour des régionales, dimanche. Ballons, tee-shirts et pancartes, tout a été orchestré pour que ce traditionnel rendez-vous de l'entre-deux-tours tâche de faire mentir les sondages.
« ça va être difficile de gagner »
« Dimanche, ça pourrait être la journée des dupes. Mais les dupés, ce pourrait être les électeurs », introduit Philippe Goujon, député-maire du 15e président de la fédération UMP à Paris. Applaudissements. L'objectif est clair, arriver devant le rival PS, Jean-Paul Huchon, dimanche. Pourtant, dans la salle, le discours est plus réservé. « On est venu l'encourager ce soir. Mais on ne va pas se voiler la face. Ça va être très difficile de gagner les élections », reconnaît Julia, une militante de 48 ans. Sur scène, les têtes de liste départementales se succèdent au micro pour répondre aux questions de Franciliens : Chantal Jouanno, Nathalie Kosciusko-Morizet, Rama Yade… Les thèmes du logement, de l'environnement, des lycées et des transports sont abordés. La sécurité aussi, lorsque Bruno Beschizza, tête de liste en Seine-Saint-Denis et ancien secrétaire général du deuxième syndicat de police Synergie, prend la parole pour « rendre hommage au brigadier tué par un membre de l'ETA ». Plus tard dans la soirée, le Premier ministre, François Fillon devait s'exprimer. Jean-Paul Huchon, lui, donnera son meeting de second tour ce soir, au Zénith.