«Après avoir connu un trou d'air, le marché se normalise. Il y a même eu un effet de rattrapage à l'automne, car ceux qui avaient différé leur achat se sont lancés.» Jean-François Humbert, président de la Chambre des notaires Paris Ile-de-France, s'est montré optimiste, jeudi, en présentant le bilan immobilier de 2009. L'effondrement annoncé n'a pas eu lieu: au 4e trimestre, les ventes ont augmenté de 44% par rapport à la même période de 2008, notamment grâce aux aides fiscales et au prêt à taux zéro doublé.
Première baisse en douze ans
Les prix de l'ancien ont baissé pour la première fois depuis 1997 de 5,6% sur l'année. «Depuis dix ans, la hausse était sans commune mesure avec celle des salaires, reconnaît Me Humbert. Cette baisse combinée à celle des taux d'intérêt a augmenté le pouvoir d'achat de 20%.»
L'évolution des prix varie selon les quartiers: la Madeleine a grimpé de 12,1 % quand Massy (Essonne) plongeait de 14%. «A Paris, des spéculateurs se sont repliés sur l'immobilier. Comme il y a une pénurie de biens à vendre, les prix résistent», note Me Frédéric Dumont. Inversement, en grande couronne, les logements à plus de 700.000 € ne trouvent plus preneur. «C'est l'effet escargot, explique Me Humbert. Fin 2008, les prix ont d'abord baissé en grande couronne. La reprise a commencé par Paris avant de gagner la banlieue.»
Le secrétaire d'Etat au Logement, Benoist Apparu, veut mettre en place un indicateur de prix fiable et plus réactif. Il a commandé un rapport sur la question, qui sera remis au plus tard à la fin mars.