Sur le RER C, il y a autant d'avis que d'usagers. Sans doute à cause des six branches que compte la ligne. Il y a souvent des problèmes, mais ça ne bloque pas tout le monde en même temps», analyse Cynthia, qui utilise la ligne pour sept stations, entre Juvisy (Essonne) et Bibliothèque-François-Mitterrand (13e).
Des situations inégales
Ce matin, à 5h15, le passage d'un train de fret a endommagé un conteneur, fragilisé à cause du froid. L'incident a eu lieu en gare de Petit-Jouy (Yvelines). Le trafic a été interrompu entre Versailles-Chantier et Massy-Palaiseau (Essonne). Du coup, des bus de substitution ont été mis en place entre les deux gares jusqu'à 14h.
Sur le quai de la station Bibliothèque-François-Mitterrand, à l'arrivée des trains, la grogne est perceptible chez les voyageurs. «Le trajet a mis vingt minutes de plus que d'habitude. Si j'avais su, je serais passé par le RER B», s'énerve Frédéric, 24 ans. A l'inverse, Gbazi, qui attend l'affichage de son train, relativise: «Je prends celui de 11h27, je n'ai jamais eu de soucis.»
Nicolas emprunte, lui, plusieurs lignes de RER chaque jour. Il trouve que sur le A, l'information est meilleure. «Ils doivent être plus habitués aux incidents», raille-t-il, avant de donner son explication: «Les usagers du A ne sont pas les mêmes que ceux du C. On font plus attention à eux.»