Sur les seize universités que compte la région, dix gèrent elles-mêmes leur masse salariale et leurs ressources humaines depuis le 1er janvier (voir infographie). L'autonomie, prévue par la loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU) d'août 2007, leur permet de recruter directement leurs professeurs. « On se sent beaucoup plus audacieux », déclare Françoise Moulin Civil, la présidente de l'université de Cergy-Pontoise (Val-d'Oise). La réforme est censée leur donner davantage de souplesse et de marge de manoeuvre. « Le fait de récupérer cette masse salariale augmente notre budget de 70 %, explique Jean-Luc Vayssière, vice-président en charge du conseil d'administration de l'université Versailles-Saint-Quentin (Yvelines). Mais nous restons vigilants sur l'engagement de l'Etat. » Les universités franciliennes restantes ont jusqu'à 2012 pour se préparer à l'autonomie. Dans la région, Nanterre et Paris-VIII semblent les deux plus réticentes à rejoindre le wagon. « Quoi qu'il en soit, elles devront s'y soumettre de gré ou de force. C'est la loi », lâche un président d'université. W
William Molinié