Les amoureux de Paris étaient gâtés hier, lors de la vente aux enchères organisée par la maison Lucien à Drouot, sur le thème « Paris, mon amour ». Agglutinés dans une petite salle des ventes, les collectionneurs étaient venus nombreux pour les tableaux, dessins et objets typiquement parisiens.
En tout, plus de 300 objets ont été mis aux enchères, dont une poinçonneuse du métro adjugée pour 620 euros, une paire de banquettes de 2e classe du métropolitain partie pour 22 320 euros, ou encore un kiosque à journaux vendu 14 260 euros. Cédric et Frédéric étaient là pour des tableaux des grands boulevards. « Les peintures représentant Montmartre sont plus classiques, mais les acheteurs américains les adorent et elles se vendent plus cher. Les grands boulevards, c'est déjà plus rare. » Ils sont repartis avec le lot 36 pour 80 euros. « Ça revient à une centaine d'euros avec les frais », expliquent les deux amateurs. Nathalie, elle, a eu moins de chance. Venue pour une maquette de tour Eiffel qu'elle voulait offrir à son mari, elle n'a pas pu enchérir au-delà de 600 euros. Le lot est parti pour plus de 1 000.
Le clou de la vente a été l'achat d'un morceau d'escalier de la tour Eiffel pour 85 000 euros (105 400 euros frais compris). En sandales malgré le froid et coiffé d'un stetson, Yves Masson a expliqué après son acquisition qu'il avait l'intention de faire couper les quarante marches pour les revendre. « Tout cela est très symbolique : un escalier, c'est important. On monte, on descend, les gens gravissent des marches. Je suis un commerçant avant tout. Je veux transmettre des choses à des gens qui ne peuvent pas s'offrir un escalier entier ». Tout un programme pour la Dame de fer... W